Kerry en Birmanie pour encourager la transition démocratique

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    NAYPYITAW, 22 mai (Reuters) - Le secrétaire d'Etat américain 
John Kerry effectue dimanche sa première visite au gouvernement 
birman issu des élections démocratiques de l'an dernier.  
    Il entend à cette occasion y encourager les réformes et 
souligner la nécessité de changements plus poussés en matière de 
défense des droits de l'homme, a dit un responsable américain. 
    Avant de rejoindre Barack Obama au Vietnam lundi, John Kerry 
rencontrera la lauréate du prix Nobel de la paix Aung San Suu 
Kyi, qui reste interdite de mandat présidentiel en vertu de la 
Constitution rédigée par l'ex-pouvoir militaire. 
    John Kerry, dont la dernière visite remonte à 2014, 
rencontrera séparément le chef des forces armées birmanes, le 
général Min Aung Hlaing. 
    "Nous cherchons de nouvelles manières de soutenir ce nouveau 
gouvernement", a dit un responsable américain accompagnant le 
secrétaire d'Etat à des journalistes. 
    La semaine dernière, les Etats-Unis ont levé certaines 
sanctions imposées à la Birmanie dans le but de soutenir des 
réformes politiques et la croissance économique. Des 
restrictions frappant les institutions financières birmanes ont 
été supprimées, et sept entreprises publiques ont été retirées 
d'une liste noire.   
    Plus d'une centaine d'individus et de groupes restent 
toutefois sur cette liste noire de Washington, qui interdit aux 
banques et aux entreprises américaines de faire affaire avec ces 
derniers. 
    "Pour le moment, il nous faut accepter le fait qu'il y a des 
individus et des entités dans le pays qui ne sont pas 
complètement solidaires de la transition démocratique et qui 
préfèrent le bon vieux temps", a dit le responsable. 
    "Nous voulons également encourager l'armée en Birmanie à 
continuer d'avancer dans un rôle de consolidation de la 
démocratie afin d'aider les réformes démocratiques 
supplémentaires", a-t-il ajouté. 
    Les Etats-Unis soutiennent de longue date le rôle actif de 
l'ex-opposante Aung San Suu Kyi dans la transition démocratique. 
Ce mois-ci, une remarque de sa part au nouvel ambassadeur 
américain Scott Marciel, suggérant d'abandonner le terme de 
Rohingya pour désigner la minorité musulmane persécutée du pays, 
a toutefois créé la surprise. 
    Les Rohingyas sont généralement mal vus en Birmanie, y 
compris par certains membres du parti de Suu Kyi, où on les 
considère comme des immigrants clandestins venus du Bangladesh. 
 
 (Lesley Wroughton; Julie Carriat pour le service français, 
édité par Jean-Stéphane Brosse) 
 
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