Kerry dit avoir parlé du respect de la trêve en Ukraine à Lavrov

le
0

GENEVE, 2 mars (Reuters) - Le chef de la diplomatie américaine John Kerry a déclaré lundi avoir souligné devant son homologue russe Sergueï Lavrov la nécessité du respect par la Russie et les séparatistes prorusses du cessez-le-feu dans l'est de l'Ukraine sous peine de représailles économiques. La trêve conclue à Minsk le 12 février dernier lors d'accords quadripartites doit être respectée partout, y compris à Debaltseve, ville aux mains des séparatistes entre leurs fiefs de Donetsk et Louhansk, et dans le secteur de Marioupol, ville portuaire du sud-est de l'Ukraine où l'on craint l'ouverture d'un nouveau front, a insisté le secrétaire d'Etat américain. "Si cela ne se produit pas, s'il continue à y avoir de larges secteurs de non conformité (...) , alors il y aura inévitablement des conséquences supplémentaires qui mettront à nouveau sous pression l'économie russe, déjà en difficulté", a dit John Kerry lors d'une conférence de presse à Genève. "Il y a une sorte de choix, de sélectivité dans l'application des accords de Minsk. Comme nous le savons tous, les tirs et les bombardements continuent et on a continué à tuer des gens ces derniers jours; aussi, il n'y a pas encore de cessez-le-feu total", a-t-il ajouté. Selon un bilan fourni lundi par le Bureau des droits de l'homme des Nations unies, plus de 6.000 personnes ont été tuées dans l'est de l'Ukraine depuis avril 2014. John Kerry, qui a rencontré Sergueï Lavrov pendant près d'une heure et demie, a estimé que la Russie ne comprenait pas les objectifs des Etats-Unis en Ukraine. "A mon avis, le président Poutine interprète mal une grande partie de ce que les Etats-Unis sont en train de faire et essayent de faire", a dit le secrétaire d'Etat. Les Etats-Unis, a-t-il insisté, n'ont pas l'intention de soutenir une quelconque révolution dans le pays ni de s'impliquer personnellement. "Nous essayons de faire respecter le droit international en matière de souveraineté et d'intégrité territoriale d'un autre pays", a résumé John Kerry. (Arshad Mohammed et Stéphanie Nebehay; Danielle Rouquié pour le service français, édité par Tangi Salaün)
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant