Kerry défend devant le Congrès l'accord sur le nucléaire iranien

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WASHINGTON, 23 juillet (Reuters) - Le secrétaire d'Etat John Kerry est monté au créneau jeudi devant le Congrès des Etats-Unis pour défendre l'accord sur le nucléaire iranien conclu la semaine dernière à Vienne. Il a affirmé aux élus sceptiques qu'en cas de refus de leur part de voter ce pacte, Téhéran relancerait aussitôt son programme militaire nucléaire. Le chef de la diplomatie américaine témoignait devant le Congrès pour la première fois depuis la conclusion de l'accord entre Téhéran et les grandes puissances le 14 juillet dernier. Il a répondu vertement au président de la commission des Affaires étrangères du Sénat, le républicain Bob Corker, qui l'accusait d'avoir été "floué" par les négociateurs iraniens dans la dernière ligne droite des discussions. "Le fait est que l'Iran dispose désormais d'une expérience poussée dans la technologie du cycle du combustible nucléaire", a déclaré John Kerry. "Nous ne pouvons anéantir ce savoir-faire par les armes ou par des sanctions." Si le Congrès refuse de voter l'accord, a affirmé John Kerry, "nous aurons gaspillé notre meilleure chance de résoudre ce problème par des moyens pacifiques". Selon une loi promulguée en mai dernier, le Congrès a jusqu'au 17 septembre pour approuver ou rejeter l'accord, qui encadre le programme nucléaire de la République islamique en échange d'une levée des sanctions internationales. Le sénateur démocrate Ben Cardin, qui siège également à la Commission des Affaires étrangères du Sénat, a dit ne pas avoir encore décidé de voter oui, mais souligné que des progrès importants avaient été réalisés par les négociateurs américains. Les républicains contrôlent les deux chambres du Congrès. Nombre d'entre eux ont fait part de leur opposition à cet accord qu'ils estiment une menace pour Israël, principal allié des Etats-Unis au Proche-Orient. Si le Congrès venait à désapprouver l'accord de Vienne malgré le droit de veto dont dispose Barack Obama, le président ne pourrait lever la plupart des sanctions américaines imposées à l'Iran. (Patricia Zengerle et Doina Chiacu avec Idrees Ali et David Brunnstrom; Danielle Rouquié pour le service français)

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