Kerry au Sri Lanka pour tenter de renouer les liens

le
1

(Actualisé avec déclarations de Kerry et Samaraweera) COLOMBO, 2 mai (Reuters) - Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a exprimé samedi à Colombo le souhait des Etats-Unis de raviver leurs relations avec le Sri Lanka après des années de tensions. La première visite au Sri Lanka en dix ans d'un chef de la diplomatie américaine vise aussi à exprimer le soutien de Washington au président Maithripala Sirisena, alors que les relations bilatérales avaient souffert sous son prédécesseur, Mahinda Rajapaksa. Sirisena a battu Rajapaksa à la présidentielle du mois de janvier, avec le soutien de la minorité tamoule et des musulmans. Il a mis un terme à une décennie de gouvernement de plus en plus autoritaire, marqué par le népotisme et la corruption. Le régime de Rajapaksa avait aussi engagé un rapprochement avec la Chine face aux reproches exprimés par l'Occident sur sa politique en matière de droits de l'homme et aux accusations de crimes de guerre à la fin du conflit avec les séparatistes tamouls, qui s'est achevé en 2009. John Kerry a assuré samedi que son pays était prêt à coopérer avec Sirisena et il a salué les efforts engagés par le nouveau régime pour endiguer la corruption, renforcer les institutions démocratiques et poursuivre le processus de réconciliation nationale. "Je suis ici aujourd'hui parce que je veux dire au peuple du Sri Lanka, à l'occasion de cette visite pour restaurer la démocratie, que le peuple américain se tiendra à son côté", a-t-il dit après un entretien avec son homologue Mangala Samaraweera. "Nous voulons amplifier et approfondir notre partenariat avec vous", a-t-il ajouté. Samaraweera a estimé de son côté que la visite de John Kerry marquait "le retour de notre petite nation insulaire au premier plan des relations internationales". Le secrétaire d'Etat américain devait être reçu par le chef de l'Etat et par son Premier ministre Rani Wickremesinghe. Il devait aussi rencontrer Rajavarothayam Sampanthan, qui dirige le principal parti politique de la minorité tamoule. Le département d'Etat a salué comme un "encouragement" la coopération du nouveau pouvoir sri-lankais avec les Nations unies au sujet du rapport de l'Onu sur les allégations d'atrocités commise à la fin de la guerre civile. En février, à la demande du gouvernement de Sirisena, le Conseil des droits de l'homme de l'Onu a accepté de reporter à septembre la publication de ce rapport. (Lesley Wroughton et Shihar Aneez,; Eric Faye et Marc Angrand pour le service français)

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • guerber3 le samedi 2 mai 2015 à 10:58

    Ils se prennent vraiment pour les maîtres de la planète, c' est le pire danger actuel...!