Kering relance Gucci et promet une meilleure rentabilité

le , mis à jour à 15:32
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    * La croissance organique de Gucci atteint 5% au T4 
    * Bottega Veneta en baisse en fin d'année 
    * Le groupe maintient sa croissance organique à 4,6% sur 
l'année 
    * Forte baisse de la rentabilité opérationnelle 
 
 (Actualisé avec précisions, conférence, cours) 
    par Pascale Denis 
    PARIS, 19 février (Reuters) - Kering  PRTP.PA  a redressé 
les ventes de Gucci en fin d'année mais a vu ses résultats 2015 
reculer en 2015 pour la troisième année consécutive, avec une 
forte dégradation de la rentabilité de ses deux premières 
marques de luxe, Gucci et Bottega Veneta. 
    Très surveillé, Gucci, principal centre de profits du 
groupe, a vu ses ventes grimper de 4,8% au quatrième trimestre, 
signant sa plus forte croissance organique depuis trois ans et  
faisant largement mieux que les 1,5% attendus par les analystes. 
    Reprise en main début 2015 par l'ancien dirigeant de Bottega 
Veneta Marco Bizzarri, la marque a fait l'objet d'une refonte 
globale sous la houlette de son nouveau directeur artistique 
Alessandro Michele.     
    "Gucci va de l'avant. Tous les signaux sont au vert", s'est 
félicité Jean-François Palus, directeur général délégué, jugeant 
"très encourageants" les premiers résultats du repositionnement 
de la marque qui a rajeuni sa clientèle.     
    Les nouvelles collections, arrivées dans les boutiques au 
troisième trimestre, se déploient progressivement. Elles ont 
représenté 30% des ventes du quatrième trimestre et devraient 
atteindre 50% au premier trimestre et 100% en fin d'année. 
    Les ventes de la griffe dans son réseau de magasins ont 
grimpé de 5,5%, tandis qu'elles sont revenues en terrain positif 
chez les distributeurs (+3,9%). 
    A la fin 2015, Gucci avait rénové 34 magasins, passés au  
nouveau concept, sur un total de 525, et 60 boutiques devraient 
être rénovées en 2016. 
    Ces chiffres ont été quelque peu éclipsés par la baisse de 
Bottega Veneta, deuxième marque de luxe par la taille mais 
première par la rentabilité, qui a plongé dans le rouge (-1,6%) 
au dernier trimestre, plombée par une forte présence à Hong Kong 
et Macao (14% des ventes) et, d'une façon générale, par une très 
forte exposition à la clientèle asiatique. 
    François-Henri Pinault, PDG du groupe, a dit avoir une 
"confiance absolue" dans la croissance future de "BV", estimant 
qu'elle devrait atteindre les 2,0 milliards d'euros de chiffre 
d'affaires à court ou moyen terme (1,28 milliards en 2015). 
       
    RENTABILITÉ 
    Par ailleurs, Kering a vu la rentabilité de Gucci et "BV" se 
dégrader fortement (à 26,5% chez Gucci et 29,12% chez Bottega 
Veneta) et s'est donné pour "priorité absolue" de la redresser. 
    En Bourse, le titre recule légèrement (-0,78% à 159 euros) à 
15h15, alors que le CAC 40  .FCHI  cède 0,68% au même moment. 
    "Les bonnes ventes (de Gucci) sont compensées par une 
pression sur les marges un peu plus élevée qu'attendu", note 
Mélanie Flouquet, analyste de JP Morgan. 
    Pour redresser les marges, le PDG entend augmenter 
"sensiblement" la productivité des magasins en faisant 
progresser leurs ventes au mètre carré, accélérer les ventes 
multicanal et conditionner les investissements des marques à 
l'amélioration de leur génération de trésorerie. 
    Le réseau sera stabilisé pour Gucci - où la marque a fermé 
quelques magasins en Chine et à Hong Kong - tandis qu'il sera 
redéployé chez BV vers des emplacement plus grands et ciblés 
pour les clientèles locales, aux Etats-Unis et en Europe. 
    Saint Laurent, qui a poursuivi sa brillante trajectoire, 
devrait franchir cette année la barre du milliard d'euros de 
chiffre d'affaires. Avec seulement 142 magasins dans le monde, 
il  dispose encore "d'un potentiel d'extension très important". 
    Grâce à Saint Laurent (+26% en 2015), la division luxe 
boucle l'année sur une progression de 4,1%, une performance 
comparable aux 4% de la mode-maroquinerie de LVMH  LVMH.PA  mais 
très éloignée des 8% engrangés par Hermès  HRMS.PA    
et        
    Au total, les ventes de Kering sont ressorties à 11,58 
milliards d'euros (+15,4%) en 2015, un chiffre supérieur aux 
11,44 milliards attendus. A change constants, le groupe 
maintient sa croissance organique à 4,6%, après 4,5% en 2014, 
grâce aussi aux performances de Puma.  
    L'équipementier sportif a renoué avec une solide croissance 
organique tirée par les nouveaux produits conçus avec la 
chanteuse Rihanna.   
    Les résultats, eux, sont en baisse, plombés par le recul de 
ceux de Puma et de Gucci sur l'année. Le résultat opérationnel 
courant recule de 1% en 2015 à 1,65 milliard d'euros. 
    La rentabilité opérationnelle du groupe recule à 14,2%, 
contre 16,6% en 2014, impactée de surcroît par des effets 
négatifs de couvertures de change. 
    Le résultat net récurrent, part du groupe, baisse de 13,6% à 
1,02 milliard et le dividende proposé reste stable à 4,0 euros.  
         
    Le communiqué : 
    http://bit.ly/1mLl5xe 
 
 (Pascale Denis, édité par Jean-Michel Bélot) 
 

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