Kerimov céderait une part de 3,7 milliards dans Uralkali

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KERIMOV SERAIT EN PASSE DE CÉDER UNE PART DE 3,7 MILLIARDS DE DOLLARS DANS URALKALI
KERIMOV SERAIT EN PASSE DE CÉDER UNE PART DE 3,7 MILLIARDS DE DOLLARS DANS URALKALI

MOSCOU (Reuters) - L'homme d'affaires russe Souleïman Kerimov est en passe de vendre sa participation de 21,75% dans Uralkali, le premier producteur mondial de potasse, à l'investisseur Vladimir Kogan pour 3,7 milliards de dollars, rapportent vendredi un avocat russe et des agences de presse.

A la suite de cette information, les titres des acteurs occidentaux de la potasse ont bondi à la faveur de spéculations disant que cette cession pourrait conduire Uralkali à renouer son partenariat à l'exportation avec la compagnie biélorusse publique Belaruskali.

Le 30 juillet, Uralkali avait déclenché une vent de panique dans le secteur en annonçant qu'il se séparait de Belaruskali, divorce qui a fait redouter une guerre des prix.

L'éclatement de la coentreprise BPC (Belarush Potash Company) a ébranlé le marché mondial de la potasse - un composant essentiel des engrais, BPC contrôlant 40% de la production mondiale.

Des rumeurs disant que Souleïman Kerimov est désireux de vendre ses parts dans Uralkali sont allées croissantes depuis l'annonce de la dissolution de BPC, qui a provoqué une confrontation diplomatique et commerciale entre la Russie et la Biélorussie.

BPC est en effet une importante source de devises pour l'économie biélorusse.

Les informations sur une cession de la part de Souleïman Kerimov dans Uralkali à Vladimir Kogan - une financier et ancien responsable surnommé "le banquier de Poutine" - n'ont pu être confirmées à ce stade mais une telle transaction est rapportée depuis une semaine par différents médias.

Le 26 août, le directeur général d'Uralkali a été arrêté en Biélorussie. Vladimir Baumgartner, par ailleurs membre du conseil de surveillance de BPC, est soupçonné d'abus de pouvoir. Un appel demandant sa libération a été rejeté ce vendredi.

Quatre jours plus tard, la Russie a interdit les importations de cochons et de viande porcine de Biélorussie en guise de représailles.

Moscou et Minsk restent proches plus de 20 ans après l'éclatement de l'Union soviétique mais leurs relations sont périodiquement émaillées de différends qui ont amené la Russie à imposer des sanctions commerciales ou économiques à sa voisine.

Personne n'était disponible dans l'immédiat pour commenter l'information.

"C'est un "soap opera" qui mettra un certain temps à trouver son dénouement", a déclaré Spencer Churchill, analyste chez Paradigm Capital.

"L'idée derrière tout cela est qu'il s'agit d'une manière d'apaiser les Biélorusses et de placer le contrôle d'Uralkali entre les mains de quelqu'un de plus proche du Kremlin. L'objectif est que tout ceci mène à une sorte de remariage."

A Francfort, le titre K+S a terminé sur un bond de 5,73% et, à une heure de la clôture de Wall Street, l'action Mosaic prenait 3,94%.

Megan Davies et Polina Devitt, Benoit Van Overstraeten pour le service français

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