Kenya : des braconniers massacrent six éléphants dont quatre petits

le
0
Kenya : des braconniers massacrent six éléphants dont quatre petits
Kenya : des braconniers massacrent six éléphants dont quatre petits

Deux éléphantes adultes et quatre éléphanteaux ont été abattus par des braconniers dans une réserve privée du sud-ouest du Kenya, a annoncé samedi le Service de la Faune sauvage kényane (KWS).

«Six éléphants ont été braconnés et les défenses de deux d'entre eux ? des femelles adultes ? ont été coupées. Les quatre autres, des éléphanteaux n'avaient pas encore de défenses. Toutes les carcasses portent des traces de balle», a indiqué le KWS dans un communiqué, précisant que des «rangers» et des forces de l'ordre sont à la poursuite des suspects.

La réserve où les éléphants ont été abattus est située à la périphérie du Parc national de Tsavo, principal sanctuaire d'éléphants au Kenya, qui abrite plus de 11 000 pachydermes sur 41 660 km2 selon le KWS.

Déjà 65 pachydermes tués en 2013

Depuis le début de l'année, 65 éléphants ont été tués par des braconniers au Kenya poursuit le KWS, qui a recensé 302 pachydermes abattus en 2013. Le KWS estime qu'il reste environ 38 000 éléphants et quelque 1030 rhinocéros dans le pays.

Les trafics très lucratifs de l'ivoire ? recherchée pour la fabrication d'objets décoratifs ? et de la corne de rhinocéros ? prétendument dotée, à tort, de vertus médicinales ? ont explosé ces dernières années en Afrique, alimentés principalement par la forte demande en Asie et au Moyen-Orient où elles sont revendus à prix d'or au marché noir.

Mi-mars, le paléontologue et défenseur de la nature kényan Richard Leakey avait qualifié le braconnage des éléphants et des rhinocéros au Kenya de «désastre national» et appelé les autorités à prendre des mesures drastiques, en déplorant «l'impunité» dont jouissent les trafiquants. Il avait notamment mis en doute les statistiques officielles du KWS, estimant les chiffres sous-estimés.

VIDEO. Le paléontologue Richard Leakey appelle le président kenyan à agir (en anglais)

En décembre ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant