Kenji Goto exécuté par les jihadistes de l'EI : le Japon «ne pardonnera jamais»

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Kenji Goto exécuté par les jihadistes de l'EI : le Japon «ne pardonnera jamais»
Kenji Goto exécuté par les jihadistes de l'EI : le Japon «ne pardonnera jamais»

Le Japon a juré dimanche qu'il ne céderait pas face au terrorisme, après la diffusion d'un enregistrement attribué au groupe Etat Islamique (EI) annonçant la décapitation de son ressortissant Kenji Goto. «Nous en sommes outrés et condamnons (cet acte) avec la plus grande fermeté», a déclaré le porte-parole du gouvernement nippon, Yoshihide Suga, qui a jugé l'authenticité de la vidéo «hautement probable».

«C'est un acte de terrorisme ignoble contre lequel je suis très en colère», a renchéri le Premier ministre Shinzo Abe, visiblement ému. «Nous ne pardonnerons jamais aux terroristes», a-t-il poursuivi. «Le Japon est fermement résolu à prendre ses responsabilités en lien avec la communauté internationale pour combattre le terrorisme» et pour que ceux qui en sont responsables «soient traduits en justice».

Shinzo Abe a adressé ses regrets aux proches de l'otage et déploré que tous les efforts du gouvernement n'aient pas permis de le sauver. «Je n'ai pas de mots pour dire la peine que la famille doit ressentir, le gouvernement a fait le maximum pour gérer cette crise, c'est très regrettable (qu'on en arrive à cette issue)», a reconnu le Premier ministre.

Le Premier ministre japonais Shinzo Abe s'apprête à faire une déclaration à la presse après l'annonce de l'exécution de l'otage Kenji Goto par le groupe Etat islamique, le 1er février 2015 à Tokyo. (AFP/Yoshikazu Tsuno.)

Sa mère souligne «sa gentillesse et son courage»

L'EI avait déjà annoncé il y a une semaine avoir tué un premier otage japonais, Haruna Yukawa. Celui-ci avait été capturé en août en Syrie, avant que le journaliste Kenji Goto n'aille à sa recherche et ne soit enlevé à son tour fin octobre ou début novembre.

«Kenji est parti. Je ne peux trouver de mots face à cette triste mort», a réagi devant les caméras la mère de la victime, Junko Ishido. «La dernière action de mon fils a été de partir en Syrie pour venir ...

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