Kem One : le projet de reprise du groupe chimique validé à Lyon

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Kem One : le projet de reprise du groupe chimique validé à Lyon
Kem One : le projet de reprise du groupe chimique validé à Lyon

Fin d'un suspense pesant pour les 1300 salariés de Kem One. Après deux jours d'ultimes rebondissements, le tribunal de commerce de Lyon a homologué vendredi après-midi le projet de reprise du groupe chimique Kem One par l'industriel Alain de Krassny.

Seule son offre était sur la table vendredi matin à l'ouverture de l'ultime audience du tribunal. L'autre candidat, le fonds d'investissement américain OpenGate, s'était retiré jeudi. Un retrait de pure forme toutefois car Opengate sera associé à M. de Krassny au capital et dans la gestion du groupe chimique.

Après avoir entendu vendredi matin l'administrateur judiciaire Me Bruno Sapin, les représentants des différents acteurs du dossier et des salariés, le tribunal avait mis sa décision en délibéré à 17 heures. Tous les intervenants avaient donné un avis favorable au projet de M. de Krassny.

Les représentants des salariés ont exprimé leur soulagement. «On revient de chez les morts», a lâché Franck Zarbo (FO). «On a gagné une bataille, mais il faut rester vigilant», nuançait Jérôme Guillemin (CGT). Une liquidation du groupe spécialisé dans le PVC aurait non seulement privé d'emploi les 1300 salariés de Kem One concernés par le redressement judiciaire, mais aurait eu un effet domino sur 10000 emplois dans la filière pétrochimique selon le gouvernement, jusqu'à 25.000 selon les syndicats.

«Les salariés nous font confiance, on a réussi à les convaincre», s'est réjoui M. de Krassny, un ancien cadre de Rhône-Poulenc qui avait racheté en 1997 l'entreprise autrichienne Donau Chemie. «On arrivera à garantir leurs emplois, à développer la société. Pour moi, c'est l'essentiel», a déclaré l'industriel qui, en marge de l'audience, s'est entretenu de façon informelle avec des salariés de Balan (Ain) et Saint-Fons (Rhône). «J'ai redressé une société un peu similaire en Autriche. Il y a quatre ans, j'avais dit: «Je regrette de ne pas l'avoir fait ...

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