Kelly tempère les promesses de Trump sur l'immigration

le , mis à jour à 20:09
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 (Ajoute déclarations, contexte) 
    WASHINGTON, 7 février (Reuters) - Le secrétaire américain à 
la Sécurité intérieure, John Kelly, a tempéré une partie du 
discours de Donald Trump sur la lutte contre l'immigration 
clandestine, mardi lors d'une audition devant une commission du 
Congrès.  
    Par un décret en date du 25 janvier, Donald Trump a menacé 
de priver de fonds fédéraux ce qu'il nomme les "villes 
sanctuaires", au nombre d'environ 300, afin de les forcer à 
coopérer dans l'arrestation et l'expulsion des immigrants 
illégaux. Mais "ce sera au cas par cas", a assuré John Kelly.  
    Le décret présidentiel protège la police de ces sanctions 
financières, mais pas les programmes d'éducation ou de santé.  
    John Kelly a également reconnu qu'il serait difficile de 
disposer dans les deux ans du nombre d'agents des douanes, de la 
protection des frontières et de l'immigration voulu par le 
président des Etats-Unis dans ce même décret.  
    Donald Trump a demandé la création de 5.000 emplois dans le 
service des douanes et de la protection des frontières et de 
10.000 dans celui de l'immigration. Le président américain n'a 
toutefois pas fourni de calendrier pour le recrutement et la 
formation de ces agents. 
    John Kelly a expliqué qu'il ne pouvait pas "faire l'impasse 
sur l'entraînement et le niveau" des agents pour accélérer le 
processus de recrutement. 
    Le secrétaire à la Sécurité intérieure a défendu le décret 
anti-immigration pris par Donald Trump le 27 janvier, 
actuellement bloqué par la justice, en déclarant que les sept 
pays visés ne disposaient pas d'un système adéquat d'échange 
d'informations sur les ressortissants potentiellement dangereux. 
    Il a démenti des rumeurs selon lesquelles douze autres pays 
pourraient être ajoutés à la liste.  
    John Kelly a enfin précisé que le mur que Donald Trump 
entend faire construire entre les Etats-Unis et le Mexique 
prendrait par endroits la forme d'une clôture et pourrait ne pas 
couvrir toute la frontière.  
    La construction du mur, a-t-il ajouté, devrait être "bien 
avancée" au terme des deux prochaines prochaines années. 
    Donald Trump estime que la construction de ce mur est 
nécessaire pour mettre un terme à l'immigration clandestine en 
provenance du Mexique. Il a également promis à ses électeurs que 
le Mexique paierait la construction de cet édifice. 
 
 (Julia Edwards Ainsley; Pierre Sérisier et Jean-Stéphane Brosse 
pour le service français) 
 
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