KBL Gestion juge 2014 bien adaptée pour sa gamme

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(NEWSManagers.com) - En 2013, KBL Richelieu Gestion, filiale de KBL Richelieu Banque Privée a accusé des rachats nets de 103 millions d'euros. Sachant que l'encours total géré par la société de gestion est investi à 60% en actions, à 23% sur des produits de taux et à 17% en produits diversifiés, certains y verront un résultat indéniablement décevant. D'autres pourront être tentés de relativiser en pointant le poids des produits monétaires dans les sorties nettes. Avec leurs rendements peu attractifs et peu rémunérateurs pour la société, ces produits de taux sont responsables à eux seuls de rachats nets représentant 92 millions d'euros.

Tenté de passer à autre chose, KBL Richelieu Gestion met en avant les premières semaines 2014 durant lesquelles le montant de son encours total a progressé de l'ordre de 9 % - soit près de 80 millions - pour atteindre 940 millions d'euros." Une hausse qui résulte à la fois d'un effet marché et d'un effet collecte" , relève Nathalie Martin-Pelras, directeur de la gestion de KBL Richelieu Gestion et gérante du fonds KBL Richelieu Spécial, sans préciser pour autant leur poids respectif.

Dans les faits, la responsable compte profiter cette année de plusieurs thématiques porteuses sur lesquelles la société de gestion considère avoir une forte légitimité. Il s'agit tout d'abord du phénomène de rattrapage dont devraient continuer de bénéficier les petites et moyennes capitalisations. Leur surperformance significative en 2013 peut suggérer que l'essentiel de ce rééquilibrage haussier a déjà eu lieu. Cependant, selon Nathalie Martin-Pelras, cette dynamique peut se prolonger en 2014, comme en témoigne la surperformance récente du CAC Mid & Small qui a progressé de 6,12 % depuis le début de l'année (*) contre une hausse respective de 2,18% et 1,98% pour l'Euro Stoxx 50 et le CAC 40. Et ce d'autant que, comme le fait remarquer la gérante, les petites et moyennes capitalisations sont généralement moins exposées que les large caps aux marchés émergents, ce qui leur confère un avantage comparatif tant que les craintes sur ces marchés persistent.

En outre, en France, l'apparition du nouveau PEA-PME devrait contribuer à la surperformance des petites et moyennes capitalisations. A ce titre, KBL Richelieu s'apprête à lancer dès la fin février un fonds éligible au PEA et dédié au PEA PME-ETI : KBL Richelieu Medium Companies. Celui-ci sera investi en small caps européennes puisqu'il doit comporter au moins 75% de titres émis par des entreprises répondant aux critères ETI. " Lesquels s'avèrent parfois très restrictifs" , regrette Nathalie Martin-Pelras, " comme par exemple le seuil des 5000 salariés qui élimine des sociétés dont l'activité nécessite de gros effectifs bien qu'elles soient parfois faiblement capitalisées." Pour s'affranchir en partie de ces critères ETI, le fonds KBL Richelieu Medium Companies pourra être investi jusqu'à 25% sur des grosses capitalisations. Enfin, dans le but de réduire le risque de liquidité, la gestion a fait le choix de limiter l'exposition de son nouveau fonds aux micro caps, ainsi que son exposition aux capitalisations inférieures à 100 millions d'euros. Leur part n'excédera jamais 10%. A noter que pour ne pas contraindre sa gestion, le fonds Croissance PME qui figure dans la gamme de la maison n'a pas été retenu pour être éligible au nouveau PEA PME-ETI.

Dans un autre genre, Nathalie Martin-Pelras entend profiter en 2014 d'une thématique portant sur le retour de cash à l'actionnaire. " Dans ce cadre, le fonds KBL Richelieu Europe Dividend sera bien placé" , laisse entendre la responsable qui table également sur un bon comportement de KBL Richelieu Flexible pour profiter d'une exposition variable aux marchés actions via une sélection de valeurs et un niveau d'exposition gérés de façon dynamique.

En dépit de son optimisme et de ses espoirs, la société de gestion n'entend pas, à court terme, renforcer les effectifs de la société de gestion. " Les fonds nouvellement créés ne nécessitent pas de nouvelles compétences" précise la responsable, qui estime que les 10 gérants de son équipe cumulent des compétences complémentaires et un savoir-faire reconnu, a fortiori dans le " stock picking " . Cela étant, dans un horizon un peu plus lointain, KBL Richelieu Gestion ne s'interdit pas de se développer si cela lui permet d'acquérir une réelle valeur ajoutée en termes de compétences.

(*) au 21/02/2014

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