Kazakhstan : après les grèves, les élections

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Après un soulèvement social réprimé dans le sang et une vague d'attentats islamistes, l'ex-république soviétique élit un Parlement qui comptera cette fois au moins deux partis.

La fin 2011 aura mis à dure épreuve le «modèle» politique du Kazakhstan. Doté de pouvoirs à vie depuis 2010, réélu en avril dernier avec 95% des suffrages, le président Nazarbaïev, 71 ans, n'avait jusqu'alors de cesse de justifier son autoritarisme par la stabilité qu'il aurait imposé grâce au progrès économique et à la concorde interreligieuse et ethnique dont il se veut le grand architecte. Mais les failles du système ont été mises à nu par une dizaine d'actes terroristes islamistes et la répression sanglante d'une émeute dans la ville pétrolière de Janaozen, dans l'ouest du pays où se concentre l'essentiel de ses énormes réserves de brut.

Bauzhan Moukhamedjanov, le nouvel akim (gouverneur) de Manguistau, dans l'Ouest kazakh, le reconnaît lui-même: sa région souffre du «manque d'emplois, de problèmes de logements et de la corruption». Nommé après que dix-sept civils ont été tués par la police le 16 décembre, jour des vingt ans de l'indépendanc

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