Karl Lagerfeld soupçonné d'avoir caché 20 millions d'euros au fisc

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Depuis 2009, Karl Lagerfeld aurait détourné cet argent grâce à plusieurs montages financiers complexes, rapporte L'Express.

Karl Lagerfeld serait dans le collimateur de Bercy. D'après des révélations de l'hebdomadaire L'Express ,le grand couturier aurait mis en place différentes opérations financières sophistiquées afin d'échapper au fisc français, à l'aide de son comptable Lucien Frydlender chargé de défendre ses intérêts financiers depuis une trentaine d'année.

Des pratiques qui ont attiré les soupçons de Bercy et qui lui ont valu une perquisition de sa demeure du 7ème arrondissement en 2013. Le styliste allemand, qui a mis sa chatte et égérie Choupette sur son testament, aurait omis de déclarer plus de 20 millions d'euros en l'espace de 6 ans.

L'attention des enquêteurs s'est d'abord attardée sur II Vaseven, structure basée dans l'État du Delaware, aux États-Unis, connu pour sa fiscalité très favorable. À travers celle-ci, Karl Lagerfeld aurait transféré plus de 18 millions d'euros à ses deux filliales, les sociétés civiles immobilières Invasix et Invafor, qui détiennent notamment une maison dans une banlieue chic de Paris, un local commercial et plusieurs appartements, dont celui où vit le couturier quai Voltaire.

Redressement fiscal

Une autre opération judicieuse a été menée au sein de sa librairie 7L, elle-même detenue par le Studio 7L. Située près de Saint-Germain-des-Prés et créée par le grand couturier en 1999, elle affiche un bilan déficitaire de 6,6 millions d'euros qui lui permet d'être exemptée d'impôts. Mais ce fameux Studio 7L appartient en fait à une autre société du même nom basée au Royaume-Uni et historiquement dirigée par Lucien Frydlender. Cette dernière encaisserait une partie des nombreuses prestations réalisée par le couturier: collaboration avec des grandes marques telles que Dior, Printemps ou S.T Dupont, shootings de grands mannequins ou d'actrices...

Enfin, pour déposer des brevets à son nom, celui qu'on surnomme le «Kaiser» pour sa mainmise sur le milieu de la mode, profiterait de la fiscalité irlandaise, réputée pour ses dispositions avantageuses, et des îles Vierges britanniques, paradis fiscal jugé «non coopératif» par la Commission européenne.

«Une procédure est toujours en cours, et nous sommes actuellement en discussion pour régulariser ce dossier. Mais il ne s'agit en rien d'un acte machiavélique. Pour preuve, Karl paie plusieurs millions d'euros d'impôts chaque année», confirme un porte-parole du couturier contacté par L'Express.

Ce n'est pas la première fois que Karl Lagerfeld a des ennuis avec le fisc. En 1999, après une première perquisition de son domicile, le styliste et photographe a subi un redressement fiscal. L'administration avait estimé que, de 1982 à 1998, Lagerfeld avait accumulé 30,5 millions d'euros d'impôts impayés. Une somme qui avait finalement été réduite à 6,5 millions par le ministre des Finances de l'époque, Dominique Strauss-Kahn.

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