Karadzic fait appel de sa condamnation pour génocide

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    AMSTERDAM, 22 juillet (Reuters) - L'ancien dirigeant 
bosno-serbe Radovan Karadzic a fait appel vendredi de sa 
condamnation pour génocide et crimes contre l'humanité pendant 
la guerre de Bosnie (1992-95), accusant le Tribunal pénal 
international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) de ne pas lui avoir 
accordé de procès équitable. 
    L'ex-président de la République serbe de Bosnie, âgé de 71 
ans, plus haut responsable jamais jugé par le TPIY, a été 
condamné en mars dernier à quarante ans de prison pour génocide, 
crimes contre l'humanité et crimes de guerre.   
    Il a notamment été reconnu coupable d'un chef d'accusation 
de génocide pour le massacre de juillet 1995 à Srebrenica, "zone 
de sécurité" sous protection théorique de l'Onu où 8.000 
Musulmans de Bosnie, hommes et adolescents, ont été tués par les 
séparatistes bosno-serbes.  
    Selon Radovan Karadzic, les juges ont adopté une approche 
partiale en cédant aux requêtes de l'accusation sans jamais 
accéder aux siennes. Il écrit dans son recours que les juges ont 
été guidés dans leur décision par des "présomptions" plutôt que 
par des "preuves solides". 
    "L'erreur la plus flagrante figure dans le constat, fondé 
sur l'interprétation d'une conversation cryptée, que le 
président Karadzic partageait la volonté de tuer les prisonniers 
de Srebrenica et qu'il était dès lors coupable de génocide", 
poursuit Radovan Karadzic. 
    Pendant le procès, Radovan Karadzic, qui a assuré seul sa 
défense, a plaidé non coupable, rejeté les accusations portées 
contre lui, se présentant comme un héros de la nation serbe et 
imputant une partie des faits qui lui sont reprochés aux 
Musulmans de Bosnie. 
 
 (Thomas Escritt,; Nicolas Delame pour le service français, 
édité par Jean-Stéphane Brosse) 
 
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