Karachi tombe sous la coupe des talibans

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Chassés de leurs fiefs montagneux par l'armée, ils ont investi la cité portuaire et y font régner leur loi. » Les jeunes pakistanais préfèrent la charia à la démocratie

Islamabad

Crâne dégarni et lunettes rondes, Ahmed Chinoy ne paye pas de mine. Le patron du Citizens-Police Liaison Committee (CPLC), est pourtant l'homme le mieux informé de Karachi. Financé par des hommes d'affaires, le CPLC négocie avec les gangs dans les affaires d'enlèvement. Un fléau qui se développe depuis que le Mouvement des talibans pakistanais, le TTP, s'est implanté dans la capitale économique du pays.

«En trois mois, nous avons travaillé sur deux ou trois cas de plus que la normale, constate Ahmed Chinoy. Les talibans multiplient aussi les braquages de banques. Depuis janvier, nous en sommes à dix attaques.» Pour se financer, le TTP n'hésite plus à extorquer les hommes d'affaires. «Ils demandent jusqu'à 400.000 euros. En décembre, un petit patron refusait d'o...



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