Kanté, petit bonhomme de Suresnes devenu géant

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Kanté, petit bonhomme de Suresnes devenu géant
Kanté, petit bonhomme de Suresnes devenu géant

Le voir aujourd'hui s'époumoner et avaler les kilomètres tient presque de l'évidence. Pourtant, jusqu'à ses dix-neuf ans, N'Golo Kanté a surtout inlassablement couru à Suresnes, modeste club amateur des Hauts-de-Seine. Loin, très loin de Leicester et des projecteurs de la Premier League. Des débuts tortueux, puisque le talent n'a longtemps pas suffi. Plongée à la source où son empreinte demeure palpable.

Comme un cadeau au pied du sapin qu'on a longtemps regardé langoureusement, poser un pied aux abords du stade Maurice-Hubert se mérite. Entourée par une multitude d'arbres légèrement effeuillés par la douceur de l'hiver et bordée de longues routes où les appartements aux briques orange et rouges font office d'horizon, cette modeste enceinte ne se laisse pas découvrir aussi facilement. Située en plein cœur de Suresnes, banlieue des Hauts-de-Seine (92), il faut longer les grillages près de l'avenue Alexandre Maistrasse pour arriver à destination. Mais, ce samedi 23 janvier, ce n'est pas près du terrain principal que le petit parterre de spectateurs se presse, mais à seulement quelques pas. Sous une pluie fine et un ciel gris intimidant, les U13 de la Jeunesse sportive de Suresnes, parés de maillots jaune et bleu, s'époumonent face à leurs adversaires du jour sur une pelouse synthétique adjacente. Pendant que les entraîneurs respectifs s'égosillent, l'assistance composée de parents et de jeunes issus de quartiers proches observe les débats avec un vif intérêt. Cinquante mètres plus loin, c'est une autre pelouse encore, abîmée par le temps et les crampons étrennés par les nombreux acteurs qui sont passés, qui s'offre aux visiteurs.







Sur la piste d'athlétisme qui borde le terrain, d'aucuns regardent leurs enfants s'exercer au milieu des plots posés çà et là. En face trône ce qui ressemble à un préfabriqué où affluent jeunes et éducateurs du club. À peine la porte franchie, il suffit de quelques secondes pour s'imprégner de l'ambiance familiale qui règne. Il suffit, aussi, de jeter un coup d'œil sur les murs tapissés d'articles de journaux pour prendre conscience qui est la plus grande fierté du club amateur. Partout, le nom de N'Golo Kanté apparaît. Telle une évidence. Comme une récompense…








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