Kanouté : "L'essentiel, c'est de continuer à vivre"

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Kanouté : "L'essentiel, c'est de continuer à vivre"
Kanouté : "L'essentiel, c'est de continuer à vivre"

Tranquillement posé en boubou dans les tribunes du stade Mamadou Konaté de Bamako, Frédéric Kanouté revient sur sa riche carrière et les récents attentats terroristes qui ont touché ses deux pays de cœur, la France et le Mali. Avec intelligence, simplicité et décontraction, comme s'il était encore sur le terrain.

Salut Frédéric, que fais-tu à Bamako en ce moment ? Depuis l'arrêt de ma carrière il y a deux ans, je viens régulièrement au Mali. Notamment pour développer les activités de ma fondation. J'ai construit un village qui accueille des enfants orphelins à trente kilomètres environ de Bamako, cela me prend beaucoup de temps. J'essaie de venir au moins une ou deux fois par an pour faire le suivi. L'autre raison de ma venue, c'est le football. Cela fait dix ans maintenant que je suis parrain du Yeelen Olympique (un très bon club formateur qui joue en 2e division, ndlr). Quand j'étais encore à Séville je n'avais pas vraiment le temps de m'impliquer au club. Je profitais des convocations en équipe nationale pour leur apporter du matériel et donner quelques conseils de développement. Mais maintenant que j'ai plus de temps, je trouve que c'est un nouveau challenge assez excitant.

Quels sont tes objectifs à court terme ? Je veux m'investir dans la formation, dans la création d'académies, m'occuper des jeunes talents africains. L'important pour moi, c'est de pouvoir faciliter leur intégration en Europe. Aujourd'hui, je suis en amont les gamins de 10 ans à 18 ans, et je continue même après qu'ils soient partis du club. Le but, c'est de permettre aux plus doués d'entre eux d'aller jouer dans les meilleurs championnats. Pour les autres, c'est un développement humain avant tout, basé sur l'éducation. C'est très important de les pousser à faire des études, car on sait que seul un très faible pourcentage va réussir.

Comment aides-tu le club concrètement ? Je leur ai cédé une partie de mon terrain, sur lequel j'ai fait construire les maisons pour les orphelins, afin qu'ils puissent développer leur centre de formation. Là-bas, ils ont des structures d'hébergement, une école, un centre de santé. Toutes ces infrastructures ne profitent pas seulement à nos enfants, mais aussi à la communauté locale. On a une vingtaine de gamins au centre de formation, qui partagent leur temps entre l'entraînement et le soutien scolaire. Le but, maintenant, c'est de tendre vers plus de professionnalisation.

Actuellement, la situation politique est très tendue au Mali. Est-ce que cela a pu te faire hésiter dans la poursuite ou la mise en place de tes projets ? Non, et…






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