Kalene, un Français engagé dans l'enfer d'Alep

le
0
Kalene, un Français engagé dans l'enfer d'Alep
Kalene, un Français engagé dans l'enfer d'Alep

Il ne veut pas divulguer son nom de famille pour des raisons de sécurité. « On m'appelle Kalene », dit-il simplement. Voilà près d'un an que cet homme de 34 ans, blouson noir et cheveux ras, est installé à Alep, la grande ville du Nord (deux millions d'habitants), en plein c?ur de l'enfer syrien. Kalene est le seul « mercenaire » français à opérer dans cette zone extrêmement dangereuse. Mais d'emblée, il récuse ce terme, lui préférant pudiquement celui de « contractor », ces soldats privés que l'on croise un peu partout en Irak ou en Afghanistan. « Oui, je me fais payer, admet-il sans toutefois dévoiler ses tarifs. Mais je ne suis pas un adepte de Bob Denard. Je ne suis pas payé pour renverser des gouvernements. Disons que j'effectue de la protection en territoire hostile. »

Kalene affirme être salarié de la société française Mat 2S-Consulting, immatriculée à Montreux, dans le canton de Vaud (Suisse), sous le numéro CH-550.1.076.050-7. Il a déjà effectué plusieurs missions dans des pays en guerre, notamment en Libye et en Côte d'Ivoire. Mais rien de comparable à ce qu'il vit en Syrie, au milieu d'une multitude de groupes armés, dans une situation de plus en plus instable. « Quelques mois après le début de l'insurrection (NDLR : en mars 2011), j'ai commencé par exfiltrer des hommes d'affaires syriens qui souhaitaient quitter le territoire pour se rendre dans des zones plus sûres, raconte-t-il. Certains se sont d'ailleurs directement installés en France. Puis on m'a demandé de faire pareil pour des membres de leurs familles : un cousin, un neveu, un grand-père. J'ai aussi accompli des allers-retours pour récupérer des affaires, des biens de valeur. » Au fil du temps, toujours moyennant espèces sonnantes et trébuchantes, le contractor a diversifié ses offres de services. Il détaille : « J'assure la protection de membres de la Coalition nationale syrienne (l'opposition). Et ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant