Kadhafi engage la guerre du pétrole

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Les installations de Brega et de Ras Lanouf alimentent en gaz la majorité des centrales électriques de l'Est libyen. Si les soldats rebelles en perdaient le contrôle, le gouvernement de Tripoli pourrait plonger dans le noir les villes insurgées.

À Ras Lanouf

L'énorme complexe de Ras Lanouf trône au milieu d'une plaine sèche, gros amas de tubes et de tuyaux au milieu de nulle part. Une simple arche blanche au bord de la route signale l'entrée de Ras Lanouf Oil and Gas Processing Compagny (Rasco) comme si ce n'était qu'une grosse ferme. Mais avec le terminal pétrolier voisin de Sidra, le site représente en fait l'un des fleurons de l'industrie libyenne, le cœur des finances du régime de Kadhafi. Plus de 220.000 barils de brut raffinés sortaient des installations par jour, de même que des tonnes de gaz. Des millions de dollars de bénéfices. Jusqu'à la guerre.

Devant les grilles, quelques soldats rebelles passent le temps, kalachnikov sur les genoux, sans prêter la moindre attention à l'usine. Ils ne parlent que d'attaquer les villes plus lointaines: Ben Jawad, Syrte et enfin Tripoli «inch'allah». L'intérêt stratégique du contrôle de Rasco dans cette guerre civile est loin de leurs préoccupations et de leurs

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