Kader Arif, un hollandais pur jus

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Kader Arif et François Hollande, ici en 2012.
Kader Arif et François Hollande, ici en 2012.

Cette fois, le premier cercle est touché. Le président a pu contraindre Jérôme Cahuzac à démissionner, mettre à la porte Delphine Batho, débarquer Thomas Thévenoud, en se contentant de faire de la politique. Ce furent des décisions prises sans affect, dictées par son seul intérêt politique. Mais avec Kader Arif, c'est le cas d'un "hollandais" qu'il faut gérer. Le cas d'un ami qu'il faut traiter. Le désormais ex-secrétaire d'État aux Anciens Combattants milite au côté de François Hollande depuis trente ans. L'élu de Haute-Garonne fut même entre 2005 et 2008 son numéro trois au PS, en charge des fédérations. Signe de confiance puisqu'il s'agissait de parcourir la France pour son patron, de s'assurer du bon fonctionnement de l'appareil PS sur le terrain... Lors de la traversée du désert de Hollande, entre le déplorable congrès de Reims en 2008 et la victorieuse primaire en 2011, il ne l'a jamais quitté. Premier témoin du "président normal" Au point d'être le premier témoin lorsque François Hollande eut l'idée du "président normal" qui a séduit ses électeurs. C'était en décembre 2010, à Alger, d'où est natif Kader Arif. Dominique Strauss-Kahn était encore le roi des sondages, mais François Hollande croyait suffisamment en lui pour mener campagne avec une poignée de fidèles et quelques journalistes dans ses bagages. En Algérie, il venait travailler sa stature internationale. Dans la voiture qui descendait les pentes de...

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