K.Mahé : " Je suis là pour faire souffler les autres "

le
0
K.Mahé : " Je suis là pour faire souffler les autres "
K.Mahé : " Je suis là pour faire souffler les autres "

Buteur à quatre reprises face au Danemark dimanche, Kentin Mahé (24 ans, 20 sélections) devrait figurer dans la liste définitive du sélectionneur Claude Onesta pour jouer le championnat d'Europe 2016. Le champion du monde 2015 compte tout donner avec les Experts, peu importe le temps qu'il jouera.

Kentin Mahé, comment vous sentez vous physiquement ?
Ça va bien. Quelques bobos mais ça c’est normal, ça fait partie du jeu. Je me sens bien.

Savez-vous à quel poste Claude Onesta va vous utiliser pendant le championnat d’Europe ?
Je peux l’imaginer, mais la question n’est pas primordiale pour moi. L’important est que je puisse apporter le plus possible et que je me donne à fond quand je joue. Ça a toujours été pour moi la priorité, que ce soit sur l’aile gauche, ou en tant que demi-centre.

« C’est certainement sur des périodes courtes que j’aurais l’opportunité de m’exprimer »

Avec les nombreuses blessures en équipe de France, vous risquez d’être plus utilisé en demi-centre, est-ce quelque chose qui vous plait ?
Oui, forcément. J’évolue aussi en club en tant que demi-centre. Ce n’est pas un terrain inconnu. Je suis là pour faire souffler les autres, pour être dans un autre registre de jeu que "Niko" (ndlr : Nikola Karabatic) et Daniel (Narcisse) : jouer plus en pénétration avec la vitesse d’action que je peux avoir. C’est certainement sur des périodes courtes que j’aurais l’opportunité de m’exprimer.

Aujourd’hui, vous êtes un joueur plus confirmé avec les Bleus. N’abordez-vous pas ce championnat d’Europe de la même manière que le championnat du monde de l’an dernier ?
J’essaie de m’améliorer d’année en année et de gagner en maturité. Cette saison, j’ai fait le choix de partir dans une autre équipe (à Flensburg-Handewitt, en Allemagne) qui joue le haut de tableau en Bundesliga (3eme du championnat allemand). J’essaie de faire appel à mes qualités, d’apporter au groupe ce que je produis en club et de justifier ma présence au sein du groupe France.

Quels enseignements avez-vous tirés de ce week-end de Golden League ?
On a vu que tenir un match au haut niveau se faisait en 60 minutes. Contre une équipe du Qatar (défaite 28-25) très robuste, on a bien tenu pendant 50-52 minutes puis on s’est rendu compte qu’il fallait avoir un peu plus d’exigences sur une période un peu plus longue. Le match d’hier (dimanche lors de la victoire 36-28 contre le Danemark) nous a un peu rassurés. Il nous a permis de continuer à travailler tous ensemble en faisant quelques rotations. Et il a surtout démontré qu’on était capable d’être au-dessus d’une équipe à la fois redoutable et en forme.

« C’est une année pleine d’émotion qui nous attend »

Avez-vous des certitudes avant d’aborder ce championnat d’Europe ?
On est certain d’avoir une bonne équipe, d’avoir bien travaillé ces derniers jours, d’avoir un collectif qui se complète à chaque poste, et d’avoir des gars derrière les cadres qui apportent beaucoup et qui ont démontré toutes leurs qualités pendant cette Golden League. Donc c’est bien d’avoir fini sur une bonne note hier.

C’est une année excitante avec le championnat d’Europe puis les Jeux Olympiques de Rio. Il s’agit d’un double objectif à relever, sentez-vous une certaine pression avant ce premier objectif ?
Je parlerais même de trois objectifs parce que dans un an on sera au début d’un troisième chapitre (ndlr : le Mondial 2017 en France). C’est une année pleine d’émotions qui nous attend. Il est important qu’on arrive à se focaliser sur la compétition qui arrive : le championnat d’Europe. C’est vraiment une grande satisfaction d’être déjà qualifié pour les trois compétitions mais il faut aborder ça avec beaucoup de sérieux à chaque fois.

Ce serait quoi un championnat d’Europe réussi pour l’équipe de France ?
Donner des objectifs, c’est compliqué de le faire avant le début de la compétition. On va forcément vouloir aller très très loin. Ça va être décisif de bien commencer, comme pour tous les championnats d’Europe. On a trois matchs de très haute intensité, surtout sur le dernier rendez-vous contre la Pologne qui joue à la maison. Les matchs de poule vont montrer si on a récolté assez de points pour s’ouvrir les portes des demi-finales. C’est très excitant. 

« Il va falloir se donner à fond à chaque match »

Quels sont les pièges à éviter ?
Je pense que chaque équipe est capable d’en battre une autre. Il n’y a pas de « petites équipes ». Il faut respecter tout le monde. Nous sommes tombés dans une poule (Pologne, Serbie, Macédoine) un peu plus favorable que celle de l’Allemagne (Espagne, Slovénie, Suède) par exemple, mais on sait qu’une équipe de Pologne, à domicile, est très redoutable. Il va falloir se donner à fond à chaque match.  

Quel est votre avis sur le match d’ouverture France-Macédoine (vendredi 18h) ?
On connaît les qualités individuelles de l’équipe de Macédoine. On connaît beaucoup de joueurs, je pense notamment à Kiril Lazarov (160 sélections, FC Barcelone) et à leur pivot (Vancho Dimovski, 203 sélections). Ils ont vraiment beaucoup de qualités. On a été capable de les battre en qualifications deux fois, chez eux (25-27 à Skopje) et à la maison (34-24 à Toulouse). L’aspect psychologique est en notre faveur pour le moment, à nous de le démontrer encore une fois pour cette ouverture du championnat d’Europe.

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant