Justice : pourquoi veut-on faire avouer les criminels ?

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Un livre décortique les raisons qui poussent un accusé à avouer. 
Un livre décortique les raisons qui poussent un accusé à avouer. 

Pourquoi avouent-ils et comment le font-ils ? La pression des enquêteurs et de l'opinion, le fardeau du secret, la capitulation mentale. Dans Vertiges de l'aveu*, paru aux éditions Stock, Julie Brafman, journaliste à Libération, étudie la mécanique des « mots [qui] condamnent ». Ceux-là mêmes qu'on arrache au suspect qui ploie sous le faix de sa conscience. Et qui, en garde à vue ou devant une cour d'assises, se retrouve incapable de contenir davantage sa culpabilité. Il y a l'aveu extorqué, l'aveu libérateur, l'aveu formulé par dépit par un innocent exténué pour qu'on lui fiche la paix. Il y a également ces moments où, dans le cabinet d'un avocat « comme dans celui du médecin, les gens se déshabillent, montrent leurs plaies et espèrent repartir avec la potion qui les soulagera de leurs affres », narre la journaliste.

Vertiges de l'aveu est un essai précis et documenté pour qui veut comprendre ? et accepter ? qu'il n'existe pas une seule réalité. L'accusé donne parfois une vision biaisée ou partielle des faits, des demi-aveux qui ne satisfont pas la vérité judiciaire. Pour tenter de comprendre, Julie Brafman se met tour à tour dans la peau d'un accusé, d'un flic, d'un avocat ou d'un magistrat et raconte le fait divers, selon qu'on se trouve devant ou derrière le bureau ; qu'on pose les questions ou que l'on tente d'y répondre. Elle raconte l'histoire passionnante de Ghislaine...

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