Jusqu'à 200 départs en préretraite dans le ciment chez Lafarge

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LAFARGE ANNONCE JUSQU'À 200 DÉPARTS EN PRÉRETRAITE DANS L'ACTIVITÉ CIMENT
LAFARGE ANNONCE JUSQU'À 200 DÉPARTS EN PRÉRETRAITE DANS L'ACTIVITÉ CIMENT

PARIS (Reuters) - Lafarge a annoncé aux syndicats que jusqu'à 200 personnes pourraient partir en préretraite dans l'activité ciment en France d'ici trois ans dans le cadre de l'ajustement des effectifs du groupe aux futurs niveaux d'activité, a-t-on appris jeudi de source syndicale.

Le groupe de matériaux de construction, qui emploie environ 1.400 personnes dans le ciment en France, a présenté ce chiffre aux syndicats lors d'un Comité central d'entreprise (CCE), qui s'est tenu mercredi.

Une porte-parole de Lafarge a confirmé le chiffre de 200, tout en soulignant qu'il s'agissait d'un "plafond maximum". "Ce nombre de départs à la retraite anticipée, sur la base du volontariat, ne sera pas forcément atteint", a-t-elle dit.

Elle n'a pas précisé en revanche dans quelle proportion ces départs seraient ou non remplacés.

Dans le cadre d'un accord global de gestion prévisionnelle des emplois, compétences et mobilités, Lafarge pourrait aussi proposer d'autres départs volontaires ainsi que des changements d'affectation, dont le nombre n'a pas encore été rendu public.

Des CE extraordinaires doivent se tenir à partir de la semaine prochaine sur plusieurs sites du groupe.

Aucune information n'était disponible dans l'immédiat sur les deux autres branches de Lafarge, le béton et les granulats, les plus exposées à l'anémie actuelle du BTP en France. Lafarge emploie en tout 4.500 personnes dans l'Hexagone et 63.000 dans le monde.

Cet ajustement des effectifs est distinct du projet de fusion entre le groupe français et le suisse Holcim, qui doit être bouclée en juillet et dont les deux groupes attendent une complémentarité géographique et d'importantes synergies de coûts. Lafarge a déjà annoncé que la réorganisation des fonctions centrales dans le cadre du rapprochement devrait se traduire par 380 suppressions nettes de postes tertiaires, dont 166 en France, notamment au siège parisien du groupe.

(Gilles Guillaume, édité par Jean-Michel Bélot)

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  • mlemonn4 le jeudi 25 juin 2015 à 18:41

    Qui va payer les pré retraites ? Il me semblait qu'elles étaient devenues interdites après toutes les erreurs commises depuis 30 ans par nos politicards, syndicats de salariés et patronaux; ils ont dépouillé les systèmes de retraite qui sont aujourd'hui en faillite; ils l'expliquent en raison du baby-boom ! l'arbre qui cache la forêt ! ceux-là mêmes qui nous ont conduit à cette situation vont trouver les solutions pour vous faire payer leur erreurs de cavalerie sans cesse répétées !