Juppé veut "faire lever une espérance"

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JUPPÉ VEUT "FAIRE LEVER UNE ESPÉRANCE"
JUPPÉ VEUT "FAIRE LEVER UNE ESPÉRANCE"

PARIS (Reuters) - Alain Juppé, favori des sondages dans la course à l'investiture de droite pour l'élection présidentielle de 2017, a déclaré dimanche vouloir "faire lever une espérance" et peaufiné une image qu'il souhaite en contrepoint de celle de son principal rival, Nicolas Sarkozy.

Invité du Grand Rendez-vous Europe 1-iTELE-Les Echos au lendemain de son meeting de rentrée à Chatou, près de Paris, le maire de Bordeaux a refusé de parlé de l'ex-chef de l'Etat, préférant se concentrer sur son programme.

Il ne s'en est pas moins attaché une nouvelle fois à défendre son objectif d'"identité heureuse", brocardé par Nicolas Sarkozy et ses partisans.

"Je ne sous-estime pas le degré de souffrance de ce pays. La France est en souffrance économique, en souffrance sociale, en souffrance morale, en souffrance politique", a-t-il déclaré.

"Mais moi je ne vais pas lui dire que ça sera plus dur demain, je ne vais pas lui dire 'je vous propose d'aller vers quelque chose où vous serez plus malheureux'", a-t-il poursuivi. "Je veux faire lever une espérance et c'est ça que j'entends par identité heureuse, et je vais enfoncer le clou."

Dans une autre allusion à l'ancien chef de l'Etat, dont il a été ministre, Alain Juppé a aussi fait valoir que l'"autorité (n'était) pas l'agitation" et défendu le principe d'une "modération" qui n'est pas pour autant "le compromis".

"La modération, ce n'est pas facile. C'est extrêmement difficile de garder son sang froid, de garder son équilibre et de proposer des solutions équilibrées", a-t-il insisté.

"C'est extrêmement facile de se précipiter aux extrêmes, et c'est ce qu'il se passe aujourd'hui", a-t-il ajouté. "La société française est sous tension ; eh bien ce dont elle a besoin c'est d'un homme qui la rassure et qui la rassemble, non pas sur des propositions de compromis, la modération ce n'est pas le compromis, mais sur des positions d'harmonie, d'équilibre."

Selon un sondage réalisé par Odoxa pour Le Parisien et BFM TV en partie après l'officialisation de la candidature de Nicolas Sarkozy lundi dernier, Alain Juppé rallie 38% des intentions de vote pour le premier tour de la primaire de la droite et du centre prévue en novembre.

Il devance de 14 points l'ancien chef de l'Etat (24%). Un écart encore plus large (32%) pour le second tour, avec 63% d'intentions de vote pour le maire de Bordeaux contre seulement 37% pour Nicolas Sarkozy.

(Emmanuel Jarry)

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  • jphr63 il y a 3 mois

    il ne peut pas lever grand chose d'autre à son âge.......

  • 28351485 il y a 3 mois

    Chante beau merle !!! LEVER UNE ESPERANCE ....oui la sienne !!!