Juppé, la stratégie du planeur

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Alain Juppé a hâte d'en finir... et d'être élu président !
Alain Juppé a hâte d'en finir... et d'être élu président !

« Ça plane pour moi. Ça plane pour moi. Ça plane pour moi, moi, moi, moi, moi. » Peut-être apprendra-t-on un jour qu'Alain Juppé adore chanter sous sa douche. Si tel est le cas, depuis quelques semaines, il entonnerait ce célèbre refrain de Plastic Bertrand sorti en décembre 1977. Le maire de Bordeaux est confortablement assis dans un avion dont il a coupé le moteur et qui est mû par un courant d'air chaud ascensionnel. Ce vent porteur (celui des médias, des « sachants » et du parisianisme) peut l'emmener sans encombre jusqu'à la ligne d'arrivée du second tour de la primaire de la droite et du centre. Mais si, d'aventure, la carlingue devait être secouée par un air plus frais et qu'il fallait rallumer le moteur ou battre des ailes, le pilote pourrait se trouver fort démuni.

Lors des deux premiers débats qui ont opposé les sept candidats à la primaire, Alain Juppé a fait preuve de hauteur, ne se donnant presque pas la peine de répondre à ses adversaires et prenant surtout bien garde de ne pas les citer. Ce n'est qu'à l'instant d'évoquer le « cas Bayrou » qu'il a mouillé la chemise sans d'ailleurs éclairer la lanterne des téléspectateurs. On ne sait pas très bien le sort qui sera réservé au président du MoDem, pas plus que la place qui sera accordée à ses idées. Une chose semble acquise, il ne devrait pas rester longtemps maire de Pau et seulement maire de Pau.

Rien sur la politique des quartiers...

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  • frk987 il y a un mois

    Les pilotes de planeur connaissent aussi les brusques vents rabattant, et là c'est droit dans la falaise.