Juppé attaque les failles de Fillon

le
0

Dernier meeting à Nancy, vendredi soir. Derniers mots, dernier slogans, derniers coups assénés à l'adversaire François Fillon. On lâche tout, ses dernières forces, ses derniers arguments, la dernière goutte de ses capacités de conviction. Alain Juppé, candidat depuis août 2014, bête à concours défiant toute concurrence, qui porte la lourde étiquette de celui qui, à droite, est "probablement le meilleur d'entre nous", dixit Chirac, va-t-il trébucher dimanche soir face à l'homme de la Sarthe à la "radicalité tranquille" ?

Juppé s'en veut de ne pas avoir vu venir ce "troisième homme" (surtout qu'il fut parfois quatrième) et de ne pas avoir plus sérieusement épluché les failles de son programme de rupture. Si en début de semaine, ces coups ont porté sur le domaine sociétal (l'avortement), dans la dernière ligne droite, Juppé attaque dorénavant sur le régalien.

10 000 policiers

François Fillon, soucieux d'économies, ne souhaite pas recruter dans les forces de sécurité. Il entend plutôt jouer sur les 39 heures hebdomadaires pour éviter des embauches dans la fonction publique. Juppé s'engouffre dans cet espace pour souligner qu'il mettra, quant à lui, 10 000 policiers et gendarmes supplémentaires sur le terrain, en les soulageant d'ailleurs des tâches administratives. Idem pour la magistrature, que le maire de Bordeaux entend progressivement doter de...

Lire la suite sur Le Point.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant