Juppé appelle Sarkozy à dépasser le clivage droite-gauche

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    PARIS, 2 octobre (Reuters) - Alain Juppé appelle dimanche 
dans Le Journal du dimanche à s'élever au-dessus des clivages 
droite-gauche et met en garde Nicolas Sarkozy contre le risque 
de mener une politique inspirée par les thèses du Front national 
à trop chercher à se faire élire par ses électeurs.  
    L'enjeu de la participation à la primaire de la droite et du 
centre aiguise la rivalité entre les deux favoris du scrutin, 
l'ex-chef de l'Etat accusant son principal adversaire de 
préparer une "alternance molle" pour avoir invité les "déçus du 
hollandisme" et les centristes à voter en novembre prochain.  
    "Quand on cherche à se faire élire avec les voix de la 
gauche, il faut se préparer à donner une politique qui donnera 
des gages à la gauche, à faire des petits arrangements", a 
encore insisté samedi Nicolas Sarkozy.   
    "Quand on cherche à se faire élire par les voix du Front 
national, on risque de mener une politique inspirée des thèses 
du Front national", lui rétorque Alain Juppé dans le JDD. 
    "Ce genre d'argument est très politicien. Je suis gaulliste: 
ma France, ce n'est pas la droite, ce n'est pas la gauche, c'est 
tous les Français. Si, en 2017, on n'est pas capable de s'élever 
un peu au-dessus de ces clivages, on n'arrivera pas à redresser 
ce pays", ajoute-t-il.  
     
    UNE "BONNE DIZAINE" DE PREMIERS MINISTRABLES 
    Le maire de Bordeaux, en tête des sondages pour la primaire 
de la droite, répète qu'il entend décliner très précisément son 
projet dans les 100 jours précédant la présidentielle, avec la 
publication de cinq ou six ordonnances qu'il mettrait en oeuvre 
s'il était élu. En disant ainsi "toute la vérité", il estime 
pouvoir éviter les "blocages". 
    Interrogé sur son potentiel Premier ministre, Alain Juppé 
refuse de donner un nom. "Je le choisirai en fonction de deux 
critères: la compétence et la loyauté", se contente-t-il 
d'indiquer. 
    Et d'ajouter que "pour Matignon, il y a un panel très large 
de candidats possibles". Parmi la "bonne dizaine" de "premiers 
ministrables" qu'il évoque, le seul qu'il cite est Bruno Le 
Maire, candidat lui aussi à la primaire de la droite. 
    Il écarte en revanche le nom de l'ex-ministre de l'Economie 
Emmanuel Macron, qui a quitté le gouvernement de Manuel Valls 
pour se consacrer à son mouvement "En Marche !" dans la 
perspective de l'élection présidentielle de 2017. 
    "J'ai dit que mes critères de choix pour mon Premier 
ministre seraient la compétence et la loyauté. Sa compétence, il 
ne l'a pas démontrée pour l'instant (...) Quant à la loyauté, 
les Français ont bien vu que ce n'était pas sa qualité 
première!", dit-il.  
 
 (Chine Labbé) 
 
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  • M1461628 il y a 4 mois

    AJ pour 2017 un mandat clair et unique assurant la cohésion de la nation, le seul candidat garantissant une première place au 1er tour de la présidentielle devant Marine et une victoire très large au second........Avec Sarkozy le risque devient plus grand d'une victoire étriquée et d'une possible paralysie du pays après les législatives sans parler de l'hystérie et de la confusion des affaires pendant 5 ans ....Pour moi c'est tout vu AJ le 20 et 27 novembre

  • franck8 il y a 4 mois

    Je vais finir par voter Juppé s'il continue ainsi !