Juppé annonce des initiatives françaises imminentes sur la Syrie

le
3
ALAIN JUPPÉ ANNONCE DES INITIATIVES FRANÇAISES IMMINENTES SUR LA SYRIE
ALAIN JUPPÉ ANNONCE DES INITIATIVES FRANÇAISES IMMINENTES SUR LA SYRIE

PARIS (Reuters) - Le président français Nicolas Sarkozy prendra "dans les prochains jours" des initiatives en vue de la formation du "groupe des amis du peuple syrien" qu'il appelle de ses voeux, a déclaré dimanche Alain Juppé.

La Russie et la Chine ont opposé samedi leur veto lors d'un vote au Conseil de sécurité de l'Onu sur un projet de résolution soutenant le plan de la Ligue arabe qui prévoit la mise à l'écart du président syrien Bachar al Assad.

La présidence française a annoncé par la suite qu'elle se concertait avec ses partenaires européens et arabes afin de créer un "Groupe des amis du peuple syrien" qui "aura pour objectif d'apporter tout l'appui de la communauté internationale à la mise en ouvre de l'initiative de la Ligue arabe".

"Le président de la République prendra des initiatives dans les prochains jours pour essayer de réunir tous ceux qui considèrent que la situation actuelle est absolument intolérable", a précisé le chef de la diplomatie française sur BFM TV.

La Russie et la Chine "font peser sur les Nations unies et le Conseil de sécurité une sorte de tache", a-t-il estimé.

"La Russie s'est entêtée dans son refus et je le regrette très profondément", malgré "beaucoup de concessions", a-t-il souligné. "Ce qui s'est passé sera très lourd pour l'image des Nations unies, et pour leur rôle dans la paix et la sécurité du monde".

"Nous allons essayer de faire monter cette pression internationale et il y a bien un moment où le régime (syrien) sera obligé de constater qu'il est totalement isolé et qu'il ne peut pas continuer", a dit Alain Juppé.

La Tunisie a appelé dimanche tous les pays à expulser les ambassadeurs de Syrie.

"C'est une question à laquelle nous allons réfléchir avec nos partenaires", a dit le ministre français des Affaires étrangères.

"C'est possible, mais il faut bien mesurer les conséquences parce que notre ambassade, aujourd'hui, à Damas, joue un rôle aussi humanitaire dans les contacts avec la population, donc il faut bien mesurer qui une telle décision pénalise le plus", a-t-il ajouté.

Sophie Louet

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • a.guer le lundi 6 fév 2012 à 01:50

    laquitta n'a pas tout à fait tort : en Irak, la coalition militaire a fait plus de morts que n'en avait fait le gouvernement de Sadam . Qu'en serait-il en Syrie ?

  • M8637171 le dimanche 5 fév 2012 à 20:25

    Soyons sûrs que ceux qui traitent leurs peuples comme de la chair à canons nous traiteront de la même façon s'ils en ont la possibilité. Pour ne pas leur en donner la possibilité il faut les éliminer! En France il y a beaucoup de bonnes âmes pour prôner la redistribution de richesse par charité, justice et surtout électoralisme. par contre lorsqu'il s'agit de venir en aise à un peuple on trouve toutes les excuses pour ne rien faire!

  • laquitta le dimanche 5 fév 2012 à 19:54

    sa petite guerre en libye lui a pas suffit au nicolas, en veut une deuxième avant la fin de son mandat. Il est vrai qu'il n'y a aucun problème plus urgent. Tout va bien en France, si, si. Q'il s'entretuent en syrie, franchement en quoi celà nous concernent. Les droits de l'homme peut être. Celà sera pire encore si Assad s'en va.