Juppé accuse Sarkozy de "traîner ses adversaires dans la boue"

le , mis à jour à 17:53
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BORDEAUX, 1er juin (Reuters) - Alain Juppé a poursuivi lundi son duel à distance avec Nicolas Sarkozy, qu'il a implicitement accusé de "traîner ses adversaires dans la boue" au surlendemain du congrès fondateur de leur formation commune rebaptisée samedi "Les Républicains". L'ancien chef de l'Etat avait attaqué samedi la "médiocrité" de l'équipe gouvernementale socialiste, ajoutant notamment : "La gauche ne respecte pas la République, elle la trahit par le coup de force permanent parce qu'elle pense qu'avoir la majorité lui donne tous les droits sans aucune exception". Le maire de Bordeaux, candidat déclaré à la primaire de sa famille politique en vue de la présidentielle de 2017, a appelé lundi son parti à ne pas se "bunkériser dans des thèses trop renfermées sur elles-mêmes, trop sectaires". "Je pense qu'il faut faire preuve d'ouverture d'esprit, ce qui ne m'amène pas à être tendre avec les réformes du gouvernement", a-t-il dit à la presse avant le conseil municipal. "Mais il y a façon et façon de dire les choses. On n'est pas obligé de traîner ses adversaires dans la boue pour critiquer les projets qu'on considère comme inadaptés." Le Premier ministre Manuel Valls avait dénoncé samedi, lors d'un déplacement en Italie, ces "insultes" qui "blessent inutilement" la France. Alain Juppé, sifflé samedi lors du Congrès des "Républicains", a également fait référence aux déclarations faites dimanche soir sur France 2 par Nicolas Sarkozy. Ce dernier avait réagi aux propos de l'ancien Premier ministre, qui avait dit : "Nicolas Sarkozy a le parti, moi pour l'instant j'ai l'opinion". L'ancien président lui avait répondu sur France 2 qu'entre 1993 et 1995 Edouard Balladur avait aussi l'opinion avec lui tandis que son futur adversaire à la présidentielle de 1995, Jacques Chirac, dirigeait le RPR. Le premier a été battu. "J'ai lu quelque part que certains avaient tendance à me comparer à Balladur. Ça veut dire qu'il se compare à Chirac, sans doute", a dit Alain Juppé. "On ne va pas refaire le match de 1995 ni celui de 2012 et (il) faut se projeter sur l'avenir. Moi je pense à 2017 et pas au passé." (Claude Canellas, édité par Yves Clarisse)

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  • M467862 le lundi 1 juin 2015 à 18:25

    Sarkozy, il n'a toujours pas digéré sa défaite de 2012. Il n'a toujours pas compris qu'une majorité de Français souhaite qu'il tourne la page et cette majorité va voter pour un autre candidat que Sarkozy. IL refuse de voir la réalité et s'attaque même ceux de son camp.

  • jean-648 le lundi 1 juin 2015 à 18:08

    Sarko et l'UMP touché, coulé. Glou glou

  • xk8r le lundi 1 juin 2015 à 18:02

    jupette t'es trop vieux pour jouer à être président

  • janaliz le lundi 1 juin 2015 à 18:01

    J'ai souvenir qu'un certain casqué était on ne peut plus odieux avant d'arriver à un endroit beaucoup trop grand pour lui... Après les propos du berger, il y a la réponse de la bergère...

  • frk987 le lundi 1 juin 2015 à 17:54

    Qu'il prenne sa carte au Modem avec son pote Bayrou, le celui qu'a fait élire FH !!!!! Vraiment aucune honte de s'acoquiner avec le conducteur de tracteur, on a aussi le pilote de scooter....La fine fleur de l'intelligentsia politicarde franchouillarde.