«Jungle» de Calais : passe d'armes entre Copé et Cazeneuve autour du calendrier

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«Jungle» de Calais : passe d'armes entre Copé et Cazeneuve autour du calendrier
«Jungle» de Calais : passe d'armes entre Copé et Cazeneuve autour du calendrier

L'un fixe une date, l'autre s'en garde bien. Alors que les commerçants, chauffeurs routiers et agriculteurs hurlent leur ras-le-bol ce lundi à Calais afin d'obtenir un démantèlement rapide de la «Jungle», les promesses de campagne vont bon train.

 

Jean-François Copé, candidat Les Républicains à la primaire de la droite en vue de 2017, plaide pour «en finir avec (ce) scandale» et prend l'engagement de régler la situation «en trois mois maximum» s'il est élu président de la République, dans un billet de blog publié ce lundi.

 

Des chars sur la «Jungle»

 

Transférer les migrants «dans un centre fermé (une caserne de l'armée réaffectée) pour un examen de toutes les situations individuelles», faire «immédiatement détruire la jungle de Calais par l'armée», ou encore négocier «de nouveaux accords migratoires et frontaliers équilibrés avec le Royaume-Uni»... Ce sont quelques-unes des propositions-choc du député-maire de Meaux (Seine-et-Marne) pour Calais. 

 

«Si j'emporte la primaire de la droite et du centre et si je suis élu Président de la République, ce plan sera lancé dès le mois de juin 2017», ajoute-t-il. Une promesse qui tombe à point nommé, alors que les collectifs de Calaisiens veulent mettre la pression sur le gouvernement pour qu'il fixe une échéance rapide au démantèlement du plus grand bidonville de France. 

 

«Démagogie» tacle Cazeneuve

 

Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, qui a réaffirmé ce lundi sa détermination à démanteler la «Jungle» sans toutefois fixer de date précise, a fustigé la «démagogie» des annonces de l'opposition, sans citer le nom du député maire de Meaux.

 

«Je sais bien qu'il y a des échéances électorales», a-t-il déclaré à la presse en marge d'une rencontre à son ministère avec Frans Timmermans, premier vice-président de la Commission européenne, «mais il y a beaucoup de ...

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