Jungle de Calais : les travaux de déblaiement devraient durer jusqu'à lundi

le , mis à jour à 11:53
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Jungle de Calais : les travaux de déblaiement devraient durer jusqu'à lundi
Jungle de Calais : les travaux de déblaiement devraient durer jusqu'à lundi

«Notre mission est remplie et une page se tourne», déclarait mercredi la préfète du Pas-de-Calais Fabienne Buccio. Depuis lundi, environ 6 000 migrants qui vivaient dans la «Jungle» de Calais ont été «mis à l'abri» selon elle, soit un peu moins que les 6 400 recensés sur le camp ces derniers jours encore par l'Etat. Pour dissuader toute tentative de continuer à séjourner sur place, le déblaiement massif des lieux ravagés par des incendies a débuté ce jeudi matin. 

Les gros travaux de déblaiement ont commencé. Ils ont débuté peu après 8h30 dans la partie ouest du camp, quasiment désertée depuis mercredi après-midi. Une grosse pelleteuse accompagnée de deux engins d'évacuation arrachait les abris situés dans cette zone. Un gros cordon de CRS a été déployé pour empêcher les curieux, des journalistes et une poignée de migrants passant par là, d'y accéder. «Je dois prendre mes affaires ! Mes affaires !», s'exclamait un mineur refoulé par un policier.

 

«Lundi soir, il n'y aura plus de camp de la Lande (le nom officiel de la «Jungle», ndlr), les travaux auront été terminés», a assuré Fabienne Buccio. «Toutes les tentes auront été enlevées et les déchets supprimés», a-t-elle ajouté.

 

VIDEO. « Jungle » de Calais : début des gros travaux de déblaiement

 

Des migrants devant le centre de transit délogés. Au moins une centaine de jeunes migrants, tous mineurs selon eux, étaient massés tôt jeudi matin devant le centre de transit. Ouvert pour l'évacuation totale de la «Jungle», celui-ci est désormais fermé pour éviter un appel d'air selon la préfète du Pas-de-Calais. Ce centre qui contient 1 500 places dans des conteneurs et n'héberge plus que des mineurs, affichait complet mardi soir. Parmi les jeunes présents, certains ont dormi sur place, devant la grille désormais close. Tous veulent s'enregistrer «pour aller en Angleterre». Des jeunes continuent à arriver au ...

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