Jungle de Calais : les prix pour passer en Angleterre explosent

le
0
Jungle de Calais : les prix pour passer en Angleterre explosent
Jungle de Calais : les prix pour passer en Angleterre explosent

Il en a conscience : si une majorité de migrants acceptent de quitter la jungle et de partir en CAO (centre d'accueil et d'orientation des migrants), c'est plus par dépit que par véritable volonté de rester en France. «Si l'on prend l'exemple de ceux qui sont là ce lundi matin, il s'agit surtout de Subsahariens, détaille Jaoued Belmir, chef de site à Calais pour l'OFII, l'office français de l'immigration et de l'intégration. La plupart d'entre eux n'ont pas les moyens de payer les passeurs.»

Car au fur et à mesure que la frontière avec l'Angleterre s'est étanchéifiée, les tarifs ont monté. Même s'ils restent fonction des nationalités, ils s'établissent désormais autour de 3 à 4000 € pour ces mêmes Subsahariens, et jusqu'à 12 000 € pour les Syriens. Un coût prohibitif pour beaucoup, mais qui ne les empêche pas de persévérer.

 

Pression familiale

D'autant que pour les plus jeunes, la pression des familles restées au pays reste un puissant moteur. «J'ai établi une relation de confiance avec un Afghan de 18 ans, raconte ainsi Jaoued Belmir. Il est passé en Allemagne, où il a voulu rester. Mais ses proches voulaient qu'il parte pour le Royaume-Uni».

Idem pour la France, où l'adolescent envisageait de s'installer, mais qu’on lui a demandé de quitter depuis l’Afghanistan. «Sa famille a tout misé sur lui, s'est endettée, explique le responsable de l'OFII. Elle lui met une énorme pression. Il m'expliquait qu'après chaque appel qu'il leur passait, il en ressortait avec un mal au crâne...»

Un tiraillement d'autant plus difficile à gérer que cet ado, comme beaucoup d'autres jeunes migrants, ne possède pas les codes pour décider seul de son avenir. Jaoued Belmir en est ainsi persuadé : « Si l'on ouvre la frontière avec l'Angleterre, tous s'y précipiteront. Mais si l'on fait de la pédagogie, qu'on les accompagne, ils reverront leur projet migratoire. Il n'y a qu'à voir cette appétence qu'ils ont pour ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant