Jungle de Calais : le Conseil d'Etat valide l'expulsion des commerces

le , mis à jour à 17:01
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Jungle de Calais : le Conseil d'Etat valide l'expulsion des commerces
Jungle de Calais : le Conseil d'Etat valide l'expulsion des commerces

Le Conseil d'Etat a validé ce mercredi l'expulsion des commerces installés sur la Jungle de Calais. Relevant que les commerçants «ne disposent d'aucun titre pour occuper régulièrement les terrains en cause» et que leurs installations présentent «des risques sérieux d'incendie», avec des activités exercées «dans des conditions d'insalubrité qui exposent à des risques sanitaires».

 

Le Conseil d'Etat a ainsi annulé l'ordonnance rendue en août par le tribunal administratif de Lille, qui était défavorable à la fermeture des commerces.

Aux termes de la décision de la plus haute juridiction administrative, la préfète du Pas-de-Calais est autorisée à procéder, «dans un délai de quarante-huit heures» à compter de la notification, «à l'expulsion des occupants» de ces 72 commerces (restaurants, cafés...). La plupart des commerces ont toutefois tiré le rideau d'eux-mêmes depuis.

 

Entre 7000 et 10000 migrants sur place

 

Cette décision était attendue après les conclusions du rapporteur public qui avait appelé sans ambiguïté, la semaine dernière, à la fermeture des échoppes. Elle n'en constitue pas moins une victoire pour l'Etat à l'approche du démantèlement complexe du camp de La Lande (son nom officiel) où s'entassent entre 7.000 et 10.000 migrants, selon les comptages. 

 

Le Conseil d'Etat reprend notamment, à l'appui de sa décision, le fait que «certains trafics et la vente d'instruments pouvant servir d'armes» ont «favorisé des tensions et des comportements violents dans la zone». Il relève «le caractère particulièrement inflammable des matériaux de construction» et «la présence de nombreuses bonbonnes de gaz, de réserves d'hydrocarbures et d'installations électriques défectueuses» accentuant les risques d'incendie. 

De plus, certains des commerces «procèdent à la vente d'instruments dangereux, susceptibles d'être utilisés comme des armes» ou ...

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