«Jungle» de Calais : le Conseil d'Etat saisi par des associations

le , mis à jour à 21:34
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«Jungle» de Calais : le Conseil d'Etat saisi par des associations
«Jungle» de Calais : le Conseil d'Etat saisi par des associations

Les associations et migrants qui avaient saisi le tribunal administratif pour contester un arrêté d'expulsion d'une partie la «Jungle» de Calais (Pas-de-Calais) n'abdiquent pas. Ils se sont pourvus devant le Conseil d'Etat après le rejet partiel de leur requête jeudi. «Le pourvoi devant le conseil d'Etat a été déposé vendredi à 15h30», a annoncé Julie Bonnier, l'avocate des 250 migrants et 10 associations (dont le Secours catholique, l'Auberge des migrants ou Emmaüs) qui avaient saisi en référé le tribunal administratif de Lille.

Me Bonnier considère en effet que l'ordonnance de la juge lilloise Valérie Quemener, telle qu'elle est rédigée, «n'est pas applicable», et que son «imprécision doit bénéficier aux migrants». Principal point retenu par l'avocate : le fait que l'ordonnance suspende explicitement l'arrêté d'expulsion de la préfecture concernant les «lieux de vie», «soigneusement aménagés» et répondant «à un besoin réel des exilés», implantés sur la zone sud de la «Jungle» visé par cet arrêté. Entre «800 et 1000 migrants» vivent dans ce secteur selon la préfecture, contre 3 450 selon les associations.

«Jungle» de Calais» : 500 nouvelles places en centres d'accueil 

Cinq cents places supplémentaires en centres d'accueil vont être mises à disposition «dans les jours qui viennent» pour recevoir des migrants de la «jungle» de Calais, ont annoncé vendredi les ministres du Logement et de l'Intérieur.

«Notre objectif est de mettre à l'abri les migrants de Calais de manière durable. C'est pour cette raison que depuis octobre, il a été ouvert des centres d'accueil et d'orientation qui ont pris en charge 2.800 personnes», a déclaré la ministre du Logement Emmanuelle Cosse à l'issue de la réunion de lancement du comité de suivi du plan de mise à l'abri des migrants de Calais.

 

Les associations dénoncent une «mascarade»

Il s'agit «notamment», écrit la juge, «de ...

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