Juncker veut un "accord équitable" avec la Grande-Bretagne

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 (Actualisé avec déclarations de Cameron à son arrivée à 
Bruxelles §4-5) 
    BRUXELLES, 17 décembre (Reuters) - L'Union européenne veut 
parvenir à un accord équitable avec la Grande-Bretagne de David 
Cameron qui permettra d'éviter un "Brexit", a déclaré jeudi le 
président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker. 
    Le Premier ministre britannique veut modifier les relations 
entre la Grande-Bretagne et l'UE avant de soumettre à 
référendum, d'ici la fin 2017 au plus tard, la question du 
maintien ou non du Royaume-Uni dans l'ensemble communautaire. 
    Les dirigeants de l'Union européenne auront ce jeudi dans la 
soirée leur première discussion de fond sur ses propositions de 
réformes. (voir  ID:nL8N1443D2 ) 
    A son arrivée à Bruxelles, David Cameron a déclaré qu'il ne 
cherchait pas à conclure à un accord dès jeudi soir mais à 
"déclencher une vraie dynamique en vue d'un accord".  
    "Je me battrai donc toute la nuit pour la Grande-Bretagne et 
je pense que nous obtiendrons un bon accord", a-t-il dit.  
    "Nous voulons un accord équitable avec la Grande-Bretagne, 
et cet accord équitable doit être aussi un accord équitable 
vis-à-vis des 27 autres pays membres", a souligné Juncker lors 
d'un point de presse. 
    "Nous allons entrer dans la phase concrète et vitale des 
négociations avec nos collègues britanniques. La Commission est 
prête à rechercher d'autres options que les seules proposée par 
le Premier ministre britannique et je suis tout à fait convaincu 
que nous trouverons une solution à cette question d'une haute 
complexité", a-t-il ajouté. 
    Le président de la Commission européenne a déclaré qu'il ne 
voulait "pas que les Britanniques s'en aillent". "Et je ne veux 
pas blâmer les Britanniques, a-t-il poursuivi. Ils ont leurs 
points de vue, nous avons les nôtres. Et en personnes 
raisonnables, nous trouverons une issue à la situation 
compliquée dans laquelle nous nous trouvons." 
    Les Européens espèrent trouver d'ici février les bases d'un 
accord qui permettrait à Cameron de lancer la campagne du 
référendum en prônant le "oui". 
    A ce stade, la principale pierre d'achoppement concerne les 
prestations sociales dont bénéficient les ressortissants 
étrangers venant travailler au Royaume-Uni. Cameron, 
triomphalement réélu en mai dernier, demande que les 
ressortissants de pays membres de l'UE qui viennent travailler 
au Royaume-Uni ne puissent y bénéficier des prestations sociales 
lors de leurs quatre premières années de résidence. Il veut 
aussi interdire à ces travailleurs européens de transférer à 
l'étranger leurs allocations familiales. 
    La proposition vise à rendre la Grande-Bretagne moins 
attractive pour les migrants, en particulier ceux des pays 
d'Europe de l'Est membre de l'UE. Mais cela constituerait une 
violation du droit européen sur la libre-circulation des 
travailleurs. 
    C'est sur ce point, écrit le président du Conseil Donald 
Tusk dans une lettre adressée début décembre aux dirigeants 
européens, que la discussion est "la plus délicate et 
nécessitera un débat politique de fond lors du Conseil" de 
jeudi. (voir  ID:nL8N13W39W ) 
 
 (Alissa de Carbonnel; Henri-Pierre André pour le service 
français) 
 
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