Juncker prie les Grecs de ne pas "mal voter"

le
4

VIENNE, 12 décembre (Reuters) - Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a lancé vendredi un avertissement à destination des Grecs, les prévenant qu'ils s'exposeraient à des difficultés majeures s'ils votaient pour le "mauvais camp". Dans un entretien accordé à la radio autrichienne ÖRF, Jean-Claude Juncker a souligné qu'il ne cherchait pas à s'immiscer dans les affaires politiques grecques, mais le ton de ses propos a tranché avec la prudence habituelle des responsables européens. "Je suppose que les Grecs, qui n'ont pas une vie facile, tout particulièrement les plus pauvres d'entre eux, savent très bien ce qu'une mauvaise élection signifierait pour la Grèce et pour la zone euro", a dit Jean-Claude Juncker. "Je n'exprimerai pas mon opinion personnelle. Simplement, je n'aimerais pas que des forces extrémistes prennent la main." La perspective d'élections législatives anticipées a pris corps cette semaine avec la décision du Premier ministre Antonis Samaras d'accélérer le calendrier de l'élection, par les députés, du prochain président de la République. Or la Constitution grecque prévoit la dissolution du Parlement et la tenue d'élections anticipées si les députés ne parviennent pas à élire un président au terme des trois tours de scrutin, qui auront lieu les 17, 23 et 29 décembre. Samaras a désigné l'ex-commissaire européen Stavros Dimas, 73 ans, comme candidat du gouvernement au poste de chef de l'Etat et a indiqué qu'il le soutiendrait jusqu'au troisième tour si nécessaire. Stavros Dimas est le seul candidat mais pour être élu, il devra recueillir au minimum une majorité de trois cinquièmes, soit 180 voix sur 300, au troisième tour de scrutin, alors que la majorité dont dispose Samaras au parlement n'est que de 155 sièges. Si la Grèce ne parvient pas à se doter d'un président au soir du 29 décembre, le Premier ministre n'aura d'autre choix que de dissoudre le parlement dans les dix jours et de convoquer des élections anticipées. Dans les sondages, le parti de gauche Syriza, hostile aux mesures d'austérité imposées en contrepartie du plan de sauvetage international dont la Grèce négocie en ce moment les modalités de sortie, arrive en tête dans les intentions de vote. (Michael Shields,; Tangi Salaün et Nicolas Delame pour le service français; édité par Henri-Pierre André)

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • mucius le vendredi 12 déc 2014 à 14:53

    Ce serait en effet la moindre des choses. Ces Grecs irresponsables ont emprunté au-delà du raisonnable. On leur a fait grâce de 250 Mds d'euros à condition de gérer un peu mieux leur pays. Eh voila qu'ils veulent revenir à leurs errements passés. Chacun a compris que la parole d'un Grec ne vaut rien : ils devraient être en faillite sans l'UE. Comme la parole de la Russie d'ailleurs multirécidiviste de la faillite.

  • v.sasoon le vendredi 12 déc 2014 à 14:42

    http://reseauinternational.net/kiev-demande-de-laide-larmee-russe/

  • v.sasoon le vendredi 12 déc 2014 à 14:29

    c'est ca la democratie? facon ukraine? si ils votent mal, on va les massacrer comme a odessa??

  • mnanni le vendredi 12 déc 2014 à 14:19

    autant leur dire ce qu'il faut voter...