Juncker presse Londres d'activer l'article 50

le
0
    BRUXELLES, 29 juin (Reuters) - Il n'y aura pas de 
négociation avec le Royaume-Uni tant que Londres n'aura pas 
officiellement notifié ses partenaires européens de sa volonté 
de quitter l'Union européenne, a insisté mardi soir Jean-Claude 
Juncker, pressant les Britanniques de lancer le processus. 
    "Nous voulons que l'article 50 soit activé. Il faut 
accélérer, nous n'avons pas des mois pour méditer", a dit le 
président de la Commission européenne, qui s'exprimait à l'issue 
d'un dîner de travail des chefs d'Etat et de gouvernement des 
Vingt-Huit, en présence donc du Premier ministre britannique 
David Cameron. 
    L'article 50 du traité européen de Lisbonne encadre le 
processus de sortie de l'UE. Seul l'Etat membre qui décide de se 
retirer peut l'activer en notifiant son intention au Conseil 
européen, ouvrant une période de deux ans pour négocier les 
modalités du divorce et des relations futures avec l'UE. 
    Juncker a également fait part de son incompréhension face à 
l'attitude des partisans du Brexit au Royaume-Uni. Il a dit ne 
pas comprendre que ceux qui militaient en Grande-Bretagne pour 
une sortie de l'UE soient incapables à présent de dire ce qu'ils 
veulent.  
    Si le successeur de Cameron est issu du camp du Brexit, 
a-t-il ajouté, il devra activer l'article 50 dès le lendemain de 
son arrivée au pouvoir. 
    De son côté, le président du Conseil européen, Donald Tusk, 
a relevé que tout le monde reconnaissait qu'un divorce ordonné 
était dans l'intérêt de chacun. 
    S'il faut, a-t-il estimé, laisser le temps à la "poussière 
de retomber" après le référendum choc de jeudi dernier, Tusk a 
ajouté que Cameron retournerait à Londres avec un message clair 
sur la nécessité d'ouvrir aussi vite que possible le processus 
de sortie de l'UE. 
 
 (Robert-Jan Bartunek; Henri-Pierre André pour le service 
français) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant

Partenaires Taux