Juncker pas le seul candidat pour la Commission, dit Renzi

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MATTEO RENZI APPELLE À UNE CONCERTATION DES DIRIGEANTS DE L?UE SUR LA PRÉSIDENCE DE LA COMMISSION
MATTEO RENZI APPELLE À UNE CONCERTATION DES DIRIGEANTS DE L?UE SUR LA PRÉSIDENCE DE LA COMMISSION

TRENTE Italie (Reuters) - Une concertation entre les dirigeants de l'UE est nécessaire pour décider du choix du prochain président de la Commission européenne, a déclaré dimanche le président du Conseil italien Matteo Renzi, ajoutant que Jean-Claude Juncker n'était pas le seul candidat.

"Juncker est 'un' nom avancé pour la présidence de la Commission mais ce n'est pas 'le' nom", a-t-il dit lors d'une conférence économique à Trente, dans le nord de l'Italie.

Matteo Renzi a ajouté que l'ancien Premier ministre luxembourgeois n'avait pas de majorité garantie pour être assuré d'avoir le poste, pas plus qu'un droit automatique à l'obtenir.

Le Premier ministre britannique David Cameron, pour sa part, a averti ses partenaires qu'il ne pourrait garantir le maintien de son pays dans l'UE si Juncker obtenait la présidence de la Commission, a rapporté le magazine allemand Der Spiegel.

Le président de la Commission est choisi par les dirigeants européens mais ce choix doit être avalisé par le Parlement européen, où les eurosceptiques ont marqué des points lors des élections de la semaine dernière.

Le Parti populaire européen (PPE) de centre droit, qui a obtenu le plus grand nombre d'élus, a choisi l'ancien Premier ministre luxembourgeois comme candidat.

En marge du sommet européen de Bruxelles mardi dernier, selon le Spiegel, David Cameron a souligné les risques d'un tel choix pour le maintien du Royaume-Uni au sein de l'Union.

Pour David Cameron, la désignation de Juncker, qu'il considérerait comme trop "fédéraliste", risque de déstabiliser son gouvernement face à la poussée des eurosceptiques de l'UKIP et pourrait le contraindre à avancer le référendum sur le maintien dans l'UE prévu d'ici la fin 2017.

Et il est fort probable qu'un tel scrutin aboutirait à la victoire des adversaires de l'Union, ajoute l'hebdomadaire allemand.

"Un homme des années 1980 ne peut résoudre les problèmes des cinq prochaines années", aurait dit David Cameron à ses partenaires à Bruxelles.

Dans un article que publie dimanche le Bild am Sonntag, Jean-Claude Juncker exhorte les dirigeants européens à ne pas céder aux pressions d'une minorité.

"L'Europe ne peut tolérer le chantage", dit-il, affirmant avoir le soutien d'une large majorité de dirigeants conservateurs et socialistes européens. L'ancien Premier ministre du Luxembourg se dit "optimiste sur le fait d'être choisi comme président de la Commission d'ici la mi-juillet".

Selon le Bild am Sonntag, qui ne cite pas ses sources, le président français François Hollande ne voudrait pas non plus de Juncker à la tête de la Commission et souhaiterait que le poste revienne à un Français, en l'occurrence son ancien ministre de l'Economie et des Finances, Pierre Moscovici.

(Francesca Landini, Guy Kerivel pour le service français)

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  • M1736621 le dimanche 1 juin 2014 à 15:51

    Cameron veut partir, qu'il d'en aille, l'Europe ne peut qu'y gagner. Quant aux souhaits du chef pé.dalo, n'en parlons pas, au non de qui parle-t-il?