Julien Tomas : " Un match particulier pour les deux clubs "

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Julien Tomas : " Un match particulier pour les deux clubs "
Julien Tomas : " Un match particulier pour les deux clubs "

En entame de la 6eme journée du Top 14, le Racing 92 reçoit le Stade Français pour le derby francilien. En conférence de presse, le demi de mêlée du Stade, Julien Tomas, a évoqué ce match et les difficultés du club depuis le début de saison.

Julien Tomas, comment abordez-vous ce match-là ? Le Stade Français n’est pas au top et le Racing va absolument vouloir se venger après la défaite l’année dernière…
Oui exactement. C’est un match particulier pour les deux clubs. Un derby, forcément, ça se prépare d’une certaine façon avec beaucoup d’enthousiasme et d’envie. Ces derniers temps, notre jeu n’était pas forcément huilé ou très engagé. C’est sur ce point-là qu’on a envie de mettre l’accent. Parce qu’un derby, au-delà peut-être du jeu, c’est surtout dans l’engagement, la détermination que ça va se jouer.

Pour vous, ce derby peut enfin permettre au Stade Français de se trouver ?
C’est ce qu’on recherche. Le premier block des quatre premiers matchs a été plutôt négatif pour nous avec une victoire à la maison, et trois défaites où on n’a pas montré grand-chose, notamment dans les fondamentaux de notre rugby : l’engagement, la mêlée, la touche, ou même les rucks, où on a été défaillants alors que c’était l’un de nos points forts. On a envie de remettre l’accent sur ces fondamentaux. On y travaille de plus en plus et on essaye d’être plus rigoureux à l’entraînement pour justement essayer d’être plus performant dans ces secteurs. »

« Une défaite chez eux pourrait pourrir leur dynamique actuelle »

La semaine dernière, face à Castres, il y a vu du mieux après les premières minutes...
Oui, il y a eu du mieux parce qu’on gagne. C’est sûr que c’est un premier point positif parce que je pense que lorsqu’on joue, c’est pour la victoire. Après, quand on regarde le match en détail, on a fait de bonnes actions. Notamment un essai en première main sur une touche, mais quand on analyse vraiment nos rucks et l’enthousiasme qu’on y a mis, on s’est fait dominer par Castres 80% du match. On sait que le Racing est très performant et solide dans ce secteur-là. Il va falloir hausser notre niveau de jeu parce que sinon, ça peut être une déconvenue là-bas.

Vous avez analysé leur dernier match à Oyonnax ?
C’est une équipe qui est en confiance, qui a gagné à l’extérieur. On les sent maitriser leur jeu, il a évolué et il est beaucoup moins frontal que ces dernières années. On sent surtout de l’enthousiasme et une équipe solide. On s’attend à quelque chose de très important et de très engagé vendredi soir. 

Ce matin, l’entraîneur du Racing a dit qu’il avait en travers de la gorge le dernier match…
C’est vrai que l’année dernière, on sort sur trois victoires. Je pense que ça, c’est des choses qu’on n’oublie pas. Autant pour nous avec la victoire parce que ça nous met en confiance et on veut reproduire le même exploit. Mais je pense que le Racing se sert justement de ça pour se motiver et nous recevoir comme ils le savent. 

On a vu que les Blacks, face à la France, avait cet esprit de revanche par rapport à 2007. Vous n’avez pas peur d’en prendre 60 ?
Non, non. Je ne pense pas qu’on affronte les Blacks ou qu’il y ait cette mentalité face au Racing. Je pense que cette semaine, les deux coachs les ont remotivé. Eux même sont professionnels et savent où aller. Ils savent très bien qu’une défaite chez eux, ça pourrait pourrir leur dynamique actuelle. Maintenant, on parle du Racing mais il faut que nous, on se porte sur notre équipe, sur ce que l’on veut mettre en place. Comme je le disais, on n’est pas forcément en confiance ces derniers temps. La victoire contre Castres nous fait du bien au moral. Maintenant, on va y aller libéré et mettre de l’enthousiasme pour voir ce qu’on vaut actuellement. 

« Les internationaux sont contents de retrouver le groupe »

Comment vous expliquez le fait que le Stade Français ait du mal à mettre en place son jeu. Les absences et d’autres choses ?
Oui il y a eu ces absences. C’est vrai que quand tu perds quelques internationaux, ça fragilise plus ou moins un groupe, notamment certains leaders. On ne peut pas trop expliquer mais ce qui est sûr, c’est qu’il y a eu ces quatre premiers matches. Là, on a refait une mini-intersaison pendant les vacances, lors de la Coupe du monde. On s’est préparés très très dur et on est reparti de zéro. On a revu un petit peu nos bases. On espère que la dynamique est lancée après cette victoire contre Castres.

Les internationaux reviennent petit à petit, comment ils vont ?
Ils vont bien ! Je pense qu’ils sont contents de retrouver le groupe, de retrouver leurs familles en premier je pense. Ça leur fait énormément de bien. Après quand ils reviennent en club, on les sent enthousiastes et libérés. Quoi qu’il arrive, c’est une compétition qui laisse des traces que ce soit dans la victoire ou la défaite, parce que c’est une compétition exigeante et de haut niveau. Ils arrivent usés. On essaye de leur donner cette fraicheur et leur redonner le moral pour qu’ils intègrent le groupe. Et pour ce week-end, s’il y en a qui débutent, j’espère qu’ils nous amèneront le petit plus qui nous manquait ces derniers temps.

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