Julien Quercia : "Je n'ai évidemment jamais fait de CV"

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Julien Quercia : "Je n'ai évidemment jamais fait de CV"
Julien Quercia : "Je n'ai évidemment jamais fait de CV"

A seulement 28 ans, Julien Quercia a été contraint de mettre un terme à sa carrière. La faute à une blessure persistante qui n'altère en rien les souvenirs de l'ancien Sochalien. Entre le Doubs, la C1 hier et le Pôle Emploi aujourd'hui.

Deux semaines après avoir pris ta retraite, comment se déroule ton quotidien ? C'est assez spécial, ça fait bizarre. Je me suis inscrit à Pôle Emploi. Chose qui ne m'était jamais arrivée étant donné que depuis que j'ai 14 ans, j'étais salarié d'un club. C'est la première fois que je me retrouve sans emploi. Après, c'est sûr qu'à part ça, c'est très difficile d'arrêter sa carrière à cause d'une blessure. On essaie de tourner la page, j'essaie de m'occuper autrement et du coup, je prépare le déménagement. Je vais retourner habiter dans ma région d'origine, à Thionville. Y'a une page qui va se tourner, on va partir dans deux semaines.
Au Pôle Emploi, ils t'ont demandé dans quel secteur tu voulais travailler ? Oui. En fait, ils te demandent exactement dans quoi tu recherches du travail, comme une personne normale quoi ! Ce que tu veux en salaire, en métier, ils te demandent de fournir un CV. Evidemment moi, je n'en ai jamais faits. Je leur ai dit : "Ecoutez, aujourd'hui, je ne sais pas encore ce que je veux faire." Maintenant, je suis ouvert à tout ce qui touche au foot. C'est à dire entraineur ou recruteur dans un centre de formation, travailler dans les médias en tant que consultant. Le foot est la chose que je connais le plus, dans lequel j'ai le plus de compétences. Je vais voir ce que je vais avoir comme propositions. Et puis je verrai peut-être pour poursuivre mes diplomes d'entraineur, parce que j'en ai déjà une partie. Je les ai passés juste après mon bac, j'ai mon BEA. Même s'il reste encore du chemin.
Est-ce un pincement au coeur d'avoir été contraint de stopper ? C'est un sentiment un peu mitigé. Déjà d'arrêter sa carrière, ensuite de partir d'une région où on était très bien et où on s'est fait beaucoup d'amis et de connaissances. Après, le fait de retourner chez nous, on en est contents mais c'est aussi l'inconnu car on n'a jamais réellement habité là-bas. Je suis parti de chez moi quand j'avais 13 ans. Et puis ici, on était réellement bien.
A quel moment la décision est apparue inévitable ? Déjà, ce n'est pas moi qui ait décidé d'arrêter, on m'a contraint à arrêter ma carrière. Les médecins de la Sécurité sociale et de la médecine du travail ont décidé que je ne pourrai...



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