Julien Lyneel : "Nous sommes capables d'aller à Rio "

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Julien Lyneel : "Nous sommes capables d'aller à Rio "
Julien Lyneel : "Nous sommes capables d'aller à Rio "

Julien Lyneel, comment est l'ambiance au sein du groupe ? Top ! C'est toujours un plaisir de se retrouver même si nous nous étions quittés sur un mauvais souvenir avec la défaite face à la Russie lors de l'Euro en quart de finale. Mais nous nous retrouvons toujours avec le sourire et nous passons toujours de supers moments ensemble. On est un groupe qui aime travailler ensemble et ça c'est important. De nombreux joueurs sont nés autour des années 90. Ca aide aussi à créer des affinités ? Nous nous côtoyons depuis que nous sommes jeunes donc il y a évidemment des affinités qui se sont créées, des complicités et ça se ressent. Du moins je l'espère.Vous êtes quatre joueurs de Montpellier dans la sélection cette année ce qui aide au niveau collectif ?Oui c'est sur. Et, même sans ça, même ceux qui viennent de l'étranger, nous sommes tous passés par le centre national de volley, nous nous sommes tous côtoyés en équipe de France jeunes. Nous nous connaissons tous très bien, il n'y a pas de soucis à ce niveau là.

« Nous développons un beau volley »

Vous avez atteint les quarts de finale lors du dernier Euro où vous avez lutté les yeux dans les yeux avec la Russie, future championne d'Europe. La Ligue mondiale était également une réussite. Est-ce que vous sentez une attente plus forte autour de l'équipe ? C'est sur qu'il y a des attentes. Maintenant, quand je parlais précédemment de mauvais souvenir, c'est la non qualification en demi-finales du championnat d'Europe qui est un mauvais souvenir. Maintenant, nous avons fait un super match ce jour-là, nous sommes simplement tombés sur plus fort il faut le reconnaitre et c'est toujours difficile. Dans une compétition comme celle-là, on se rend compte qu'on a eu un mauvais tirage alors qu'on développait un super jeu et il y a des regrets parce qu'on sait qu'on aurait pu faire mieux. Derrière ça, nous savons qu'il y a une attente  car nous avons développé un beau volley cet été lors de la Ligue Mondiale et du championnat d'Europe. Nous avons envie de confirmer pendant la qualification les beaux championnats d'Europe.Vous avancez en tant que favori du groupe?C'est ce que tout le monde dit.Vous êtes les mieux classés au niveau mondial (16eme) ? C'est un statut un peu délicat. On ne va pas se mettre plus de pression que ça. Il faut que l'on reste comme on est. Nous ne devons pas nous dire que nous sommes favoris. Il faut qu'on reste concentrés sur l'essentiel.

« Aller à Rio est le v?u du volley français »

Cela peut donner un coup de projecteur supplémentaire au volley en France ? Oui, bien sur. C'est super de pouvoir accueillir, de jouer à domicile. J'espère que nous allons pouvoir en profiter et que cela va nous offrir un coup médiatique et que le public va venir nous soutenir parce qu'on a pu voir lors de la Ligue mondiale qu'avec un public nous sommes quand même meilleurs.Au-delà de la qualification et du Mondial, l'objectif c'est déjà les JO 2016 ? On ne pense qu'à ça ! Nous savons très bien qu'il y a deux ans, même si personnellement je n'étais pas là, lorsque les  gars ne se sont pas qualifiés pour les JO de Londres il y a eu une énorme déception. Décrocher une place olympique et aller à Rio est le v?u de tout volley français.Vous avez montré que vous pouviez lutter avec les meilleurs. Vous avez battu la Pologne chez elle, le Brésil chez lui, vous avez affronté les yeux dans les yeux la Russie?Je pense que nous sommes parfaitement capables d'aller à Rio. Le plus dur au volley c'est de pouvoir se qualifier. Je pense sincèrement que c'est d'ailleurs moins compliqué d'obtenir un résultat aux JO que de se qualifier. Entre les pré-qualifications olympiques, les qualifications avec des tournois à droite et à gauche, c'est extrêmement compliqué. La concurrence est rude et tout le monde le sait. On est vraiment « focus » là-dessus.

« J'envisage de partir à l'étranger »

Au niveau personnel il y a une complexité supplémentaire parce que vous êtes sur un poste où il y a du monde avec Kevin Tillie, Earvin Ngapeth et Samuele Tuia . La concurrence est-elle saine entre vous ? La concurrence est hyper saine, on s'entend très bien et c'est le meilleur qui jouera. Tout le monde à envie de jouer et ce qui nous pousse vers le haut. Quand il y en a un qui n'est pas bon, un autre rentre, et c'est super important dans une équipe. Ces joueurs jouent à l'étranger. Est-ce que vous ça vous donne envie de partir tenter l'aventure en Italie ou en Russie ? Oui bien sur, ça fait un petit moment que j'y pense. Il est vrai que j'ai un certain confort à Montpellier. Je m'y sens très bien. Cette année il y avait un très beau projet autour de beaux joueurs et autour de l'ancien sélectionneur Philippe Blain. Montpellier c'est mon club de c?ur. J'avais envie de faire une année supplémentaire, voire deux pour continuer, parce que je fais aussi des études (de commerce) en parallèle. Pour moi c'était important de rester à Montpellier même si je sais que je n'y resterai pas éternellement. Je ne veux pas me précipiter mais  j'envisage de partir. Vous êtes avec Philippe Blain en club et son successeur Laurent Tillie en équipe de France. Quelles sont les différences entres les deux ? Il n'y a pas vraiment de différence. Ce sont deux anciens internationaux. Ils ont deux analyses assez proches. Chacun aborde les choses un peu différemment et c'est bien. Je m'entends très bien avec les deux. En club je me régale avec Philippe (Blain) et en équipe nationale avec Laurent (Tillie) donc c'est très bien.Franck Lalanne

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