Julien Lepage (Amiral Gestion) : « Le pétrole reste l’un des rares secteurs sous valorisés »

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Sur des places boursières portées à ébullition par les flux de fusions acquisition, Amiral Gestion, société de gestion de portefeuille, peine à détecter des valeurs de croissance aux prix raisonnables. Julien Lepage, directeur de la société, conserve, néanmoins, de fortes convictions sur le secteur du pétrole et de l’Internet.

Extrait du dialogue en direct, avec Julien Lepage, directeur général d’Amiral Gestion.

Ca gonfle ! « Nous commençons à rentrer dans un climat très clair de bulle sur les fusions-acquisitions. Nous avons beaucoup moins d'idées fortes [...] et nous nous efforçons donc d’attendre les très grosses opportunités pour dégainer » prévient Julien Lepage, directeur général d’Amiral Gestion. Bien que les « belles idées » du portefeuille soient plus rares et plus valorisées, Amiral Gestion, est confiant sur « le pétrole et l'Internet, les deux seuls secteurs sur lesquels la société est certaine d'investir sur les vingt prochaines années tant que les valorisations ne sont pas délirantes » juge t-il.

Pétrole contre Internet. « Le pétrole reste l'un des rares secteurs sous valorisés. Nous avons toujours de grosses positions sur les sables bitumineux au Canada ainsi que sur certains « drilers ». CNQ reste la plus forte valeur du fonds. Mais nous aimons aussi Petrobrass, Transocean. Ces valeurs ne prennent toujours pas en compte un baril durablement élevé » confie le gérant. Les valeurs technologiques demeurent aussi riches de potentiel. « On peut citer 1000mercis, Business et Decision, Gameloft, Nextradio et Meetic parmi nos idées fortes en dehors de l'énergie. Ce sont toutes des sociétés leader ou en devenir dotées d'un management exceptionnel et qui peuvent réserver de bonnes surprises sur les prochaines années » affirme le gérant. Mais attention, « certains métiers comme la régie commencent à devenir des commodités. Nous n'avons plus d'HI-Media et sommes présents chez son petit concurrent, Adverline » souligne t-il.

Google made in China. Tiendra, tiendra pas. Les bourses chinoises continentales vont « forcément baisser », augure Julien Lepage mais en distinguant « les actions A (réservées aux Chinois) surcotées par rapport aux actions H (pour les étrangers) ». La correction serait même opportune pour les investisseurs. « Un krach du marché chinois permettrait de retrouver des grosses opportunités d'investissement ». Des valeurs telles que Baidu ou Sohu, les « google chinois », sont intéressantes mais très chères. Même constat sur la bourse indienne, « globalement chère » où la principale position du fonds Sextant Autour du Monde est Barthi, premier opérateur mobile indien (3% du fonds). En Thaïlande « qui est le marché émergent le moins cher au monde », Amiral Gestion renforce ses positions.

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