Julien Absalon : " Le compte à rebours pour Rio a commencé "

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Julien Absalon : " Le compte à rebours pour Rio a commencé "
Julien Absalon : " Le compte à rebours pour Rio a commencé "

Sacré champion d'Europe dimanche dernier, le double champion olympique Julien Absalon enchaîne dès ce dimanche avec une manche de Coupe du monde au Canada. Avant d'aller reconnaître le parcours du Mont-Saint-Anne, le Vosgien de bientôt 35 ans a pris le temps de faire le point sur sa saison.

Julien Absalon, comment faites-vous pour gérer cet été si particulier avec les championnats de France, les championnats d’Europe et deux manches de Coupe du monde à disputer en moins d’un mois ?
Je savais que l’été serait chargé. La saison a commencé plus tard que d’habitude. Le calendrier est très chargé, avec aucune pause possible. C’est un mois crucial, où il est important d’être en bonne forme. Je suis en forme, j’espère que ça va durer.

Vous avez remporté un 13eme titre de champion de France en 13 participations le 18 juillet dernier, c’est toujours une joie particulière ?
C’est une grande fierté. Cela me tient toujours à cœur de remporter ce titre de champion de France. Je suis fier de représenter mon pays et l’objectif, c’est de conserver ce titre tout au long de ma carrière, et donc d’en avoir 14. C’est l’un des objectifs de ma fin de carrière.

La semaine suivante, pour les championnats d’Europe Chies d’Alpago en Italie, vous avez encore survolé la course, sur un circuit que vous appréciez...
C’est un circuit 100% naturel, un peu à l’ancienne. Alors que maintenant, on a des circuits plus compacts, avec des secteurs artificiels. Là, il y avait des montées très raides comme je les aime, des changements de rythme, j’étais très à l’aise. C’est là que j’avais gagné mon premier titre en 2006. C’est un circuit qui a peu évolué. La difficulté, c’était de gérer le rythme. Ce n’est jamais facile de l’emporter. J’ai donc tout fait pour aborder le dernier tour avec de l’avance afin d’éviter tout problème.

Etes-vous actuellement au sommet de votre forme ou en avez-vous encore sous le pied ?
Le but, c’est d’avoir une forme ascendante pendant ce mois. J’espère que ma forme va encore s’améliorer, afin d’être au top pour la manche américaine (à Windham, le 9 août, ndlr). Ensuite, on aura un week-end sans compétition, mais avec du travail quand même, avant de se concentrer sur les Mondiaux (ndlr : début septembre en Andorre).

« Je ne fais pas une fixation sur la Coupe du monde »

Vous occupez « seulement » la troisième place de la Coupe du monde, après les trois premières manches européennes, comment l’expliquez-vous ?
Je suis très satisfait de mes manches européennes. J’ai eu des petits problèmes de santé au printemps qui ont retardé ma préparation. Lors de la première manche, j’étais donc satisfait de monter sur le podium. Ensuite, en Allemagne, sur mon circuit fétiche, je l’ai emporté. Et en Suisse, j’ai longtemps été à la bagarre pour la troisième place, avant de crever, et donc de perdre quelques points au classement. Maintenant, nous sommes trois à être un peu détachés au classement général (ndlr : avec le Tchèque Kulhavy et le Suisse Schurter), mais je ne fais pas une fixation sur la Coupe du monde. Après les manches nord-américaines, on aura la manche italienne, où je viserai la victoire.

Comment abordez-vous la manche de dimanche, à Mont-Saint-Anne au Canada ?
C’est un plaisir de revenir ici. Cela fait 25 ans qu’ils organisent une Coupe du monde de « vélo de montagne », comme ils disent. C’est un haut lieu du VTT. En 1998, j’y avais remporté mon premier titre mondial, chez les juniors. Ça commence à faire loin (sourires). L’organisation est exceptionnelle. Le parcours évolue chaque année, donc il y a une toujours une certaine appréhension, c’est assez engagé. Le repérage est très important.

En octobre, vous allez disputer une course sur le parcours olympique de Rio, c’est capital avant les JO ?
Ce test-event est très important. On va y aller avec l’équipe de France avec beaucoup de matériel, et on va prendre le maximum d’infos sur le parcours. On aura ensuite tout l’hiver pour travailler les différentes caractéristiques. Le but ne sera pas forcément de gagner, mais de faire le maximum de tests.

Les JO débutent dans 371 jours, vous y pensez déjà ?
Clairement ! Le compte à rebours pour Rio a commencé. Après la fin de cette saison, on n’aura qu’une chose en tête : les JO.

Et après ?
Le très haut niveau en VTT, ce sera terminé, mais je continuerai à faire du vélo différemment.

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