Jules Bianchi, itinéraire d'un destin brisé

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Jules Bianchi avec ses fans, ici lors du GP de Monaco cette saison où il a décroché les premiers points de l'histoire de son écurie, Marussia.
Jules Bianchi avec ses fans, ici lors du GP de Monaco cette saison où il a décroché les premiers points de l'histoire de son écurie, Marussia.

25 mai 2014, à Monaco. Le GP vient de s'achever et le pilote continue de déambuler, le sourire aux lèvres. Le long de La Rascasse, des pompiers le congratulent, des badauds veulent leur photo avec lui. Plus loin, Éric Boullier, directeur de McLaren, et Bob Fernley, patron de Force India, le félicitent. Pourtant, ce dimanche-là, Jules Bianchi n'a pas remporté le Grand Prix. Mais le Français, neuvième de cette course, crée l'exploit d'offrir les premiers points en F1 à sa jeune écurie, Marussia. Dans cette course dominée de bout en bout par Rosberg, le Français bataille dans le peloton. Son dépassement sur Kobayashi au 36e tour illustre sa pugnacité. Plus d'une heure après l'arrivée, les télévisions encore en direct l'attendent devant son stand. La star du jour, c'est lui. Retour sur le parcours de ce pilote de 25 ans, grand espoir du plus prestigieux championnat automobile avant ce fatal dimanche sous le déluge japonais.

Né à Nice en août 1989, Jules Bianchi a grandi dans une famille où le sport automobile était bien plus qu'une passion. Il y a le grand-père, Mauro, qui a remporté 35 courses sur Abarth et Alpine. Il y a le grand-oncle, Lucien, pilote F1, auteur d'une troisième place à Monaco en 1968. Le premier a été victime d'un grave accident au Mans (en 1968), le second mourra l'année suivante sur le même circuit. Philippe Bianchi ne parvient pas à reprendre le flambeau, "la famille ne voulait pas subir d'autres malheurs"...

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