Jugé pour l'enlèvement de son fils, disparu depuis 4 ans

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Sylvain Jouanneau et son fils Mathis, disparu en 2011.
Sylvain Jouanneau et son fils Mathis, disparu en 2011.

Durant quatre jours, à partir de lundi, la cour d'assises du Calvados va tenter de comprendre les motivations de Sylvain Jouanneau, 41 ans, qui lors d'un droit de visite le 2 septembre 2011 a enlevé son fils Mathis alors âgé de huit ans. Personne n'a jamais revu l'enfant, que son père dit avoir confié à des personnes de confiance : ses « frères musulmans ». Incarcéré depuis décembre 2011 après deux mois de cavale, Sylvain Jouanneau assure que son fils est vivant, mais refuse obstinément d'indiquer où il se trouve. Un comportement qui lui vaut d'être jugé pour enlèvement et séquestration de mineur de moins de 15 ans. Peine encourue : 30 ans de réclusion criminelle. À moins que l'accusé ne sorte enfin de son silence.

Au soir du 4 septembre 2011, Sylvain Jouanneau doit ramener Mathis chez sa mère, à Caen, à la fin de son droit de visite. Mais le père de famille ne donnera plus aucune nouvelle. Trois jours plus tard, ses parents reçoivent une longue lettre revendiquant l'enlèvement. Dans l'enveloppe, son téléphone portable. Les policiers, qui pistaient l'appareil, avaient suivi la route de la voiture de La Poste... L'itinéraire, si ce n'est l'errance, de l'accusé, entre le 2 septembre, date de l'enlèvement de Mathis, et le 11 décembre, jour de son interpellation, près d'Avignon alors qu'il est seul, a été reconstitué. Mais nulle trace de Mathis alors que le père s'enferme dans son mutisme. « On retrouvera Mathis. Avec vous ou...

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