JPMorgan tire profit du rebond des marchés obligataires

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(Actualisé avec détails) NEW YORK, 14 avril (Reuters) - JPMorgan Chase JPM.N , la première banque américaine par l'actif, a fait état mardi d'une hausse de 12,2% de son bénéfice net au premier trimestre, plus importante que prévu grâce au rebond de ses revenus sur les marchés obligataires. Le bénéfice net sur les trois premiers mois de l'année s'est élevé à 5,91 milliards de dollars (5,59 milliards d'euros), soit 1,45 dollar par action, contre 5,27 milliards ou 1,28 dollar par action un an plus tôt. Le résultat par action est supérieur de cinq cents au consensus établi par Thomson Reuters I/B/E/S. Les résultats du premier trimestre 2015 comprennent une charge après impôts de 487 millions de dollars pour frais juridiques. Le produit de la division FICC (obligataire, changes et matières premières) a augmenté de 5% à 4,07 milliards de dollars ajusté de la vente d'actifs l'an dernier, en particulier dans les matières premières physiques. Les provisions pour pertes sur créances ont augmenté de 12,8% à 959 millions de dollars, tandis que la marge nette d'intérêt est tombée à 2,07% contre 2,20%. Le titre gagne environ 1% à 62,70 dollars dans les transactions avant l'ouverture de la séance à Wall Street. La banque d'investissement de JPMorgan -- qui incorpore FICC -- est la plus importante au monde par les revenus et se classe parmi les leaders en termes de parts de marché dans presque tous ses secteurs d'activité, selon le cabinet d'études Coalition. RÉDUIRE LES COÛTS Mais cette division s"emploie à réduire ses coûts car le trading avec la clientèle est en recul depuis la crise financière et, pour ne rien arranger, les régulateurs ont demandé aux grandes banques de réduire leurs risques, en augmentant leurs fonds propres et en renforçant leurs contrôles. JPMorgan est la première des grandes banques américaines à publier ses comptes trimestriels. Globalement, les résultats des banques devraient montrer que le bénéfice du trading, les commissions de placement d'empruts et les volumes de refinancement des crédits immobiliers ont été étoffés même si des taux d'intérêt extrêmement bas rognent les marges attachées aux crédits. De fait, le trading est reparti à la hausse au début du trimestre à la suite de l'abandon inattendu par la Banque nationale suisse (BNS) du cours plancher du franc, provoquant une envolée de la monnaie helvétique face à l'euro. Les dépenses non financières de la division de banque d'investissement ont augmenté à 5,66 milliards de dollars contre 5,60 milliards de dollars. Les dépenses en général de l'entreprise, ajustées des frais juridiques, ont diminué de 402 millions de dollars à 14,2 milliards de dollars. JPMorgan a dit vouloir réduire les dépenses annuelles dans sa banque d'investissement de 2,8 milliards de dollars d'ici 2017, hors frais juridiques, même si une partie des économies risque d'être compensée par une augmentation des dépenses pour améliorer le contrôle des risques. Le rendement des capitaux propres tangibles est ressorti à 14% sur le trimestre contre 13% un an auparavant et 15% comme objectif à moyen terme. (Tanya Agrawal et David Henry à New York; Bertrand Boucey et Claude Chendjou pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat)


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