JPMorgan sanctionnée pour les pertes de la "baleine de Londres"

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(Reuters) - JPMorgan Chase paiera une amende de 920 millions de dollars (679 millions d'euros) environ aux autorités monétaires et aux gendarmes des marchés aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, pour clore un certain nombre de litiges liés à une perte sur dérivés de 6,2 milliards de dollars subie l'an passé, selon des documents officiels publiés jeudi.

La première banque américaine versera 300 millions de dollars au Contrôleur de la monnaie des Etats-Unis, 200 millions à la Réserve fédérale et 200 millions à la Securities and Exchange Commission (SEC), auxquels s'ajouteront 137,6 millions de livres à la Financial Conduct Authority britannique.

Dans leurs décisions, les régulateurs mettent l'accent sur les négligences de la banque en matière de gestion du risque et d'information financière. Ils reprochent aussi à JPMorgan de n'avoir pas informé son conseil d'administration et ses autorités de tutelle des carences en gestion du risque décelées par la direction.

Cet accord est une avancée pour le directeur général Jamie Dimon qui tente d'en finir avec les multiples questions juridiques auxquelles la banque est confrontée. Tous les litiges ne sont toutefois pas réglés et une instruction est toujours en cours aux Etats-Unis sur ces pertes.

"Nous assumons la responsabilité et nous reconnaissons nos erreurs depuis le début; nous en avons tiré les leçons et nous travaillons dur pour les réparer", a reconnu Jamie Dimon dans un communiqué.

Cette perte avait été imputée à des transactions risquées sur le marché des dérivés opérées par le trader français Bruno Iksil, surnommé la "baleine de Londres", au sein du Chief Investment Office (CIO) de JPMorgan à Londres.

JPMorgan fait également l'objet d'investigations sur ses pratiques d'embauche en Chine et sur la vente de titres adossés à des créances hypothécaires.

La banque fait l'objet d'une attention particulière du gouvernement américain depuis mai 2012, date à laquelle Jamie Dimon avait reconnu plusieurs milliards de dollars de pertes liées à des transactions sur des dérivés dont le bien fondé avait été remis en cause par la presse un mois plus tôt.

David Henry et Emily Flitter à New York, Sarah Lynch et Aruna Viswanatha à Washington, Huw à Londres, Constance de Cambiaire pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat

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