JPMorgan bat le consensus, crédit en hausse et coûts maîtrisés

le , mis à jour à 16:29
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 (Actualisé avec nouvelles précisions sur les résultats, 
commentaire d'analyste, téléconférence et cours) 
    par Sweta Singh et David Henry 
    14 juillet (Reuters) - JPMorgan Chase & Co  JPM.N , la 
première banque américaine par les actifs, a publié jeudi un 
bénéfice trimestriel en légère baisse mais supérieur aux 
attentes, grâce à la croissance de ses activités de crédit et à 
un strict contrôle des coûts.  
    Le groupe a réalisé sur le trimestre avril-juin un bénéfice 
net de 6,20 milliards de dollars (5,59 milliards d'euros), en 
repli de 1,4% sur un an, un recul qui s'explique par une 
augmentation des provisions pour créances douteuses. 
    Son bénéfice par action (BPA) ressort toutefois en hausse à 
1,55 dollar contre 1,54 dollar à données comparables il y a un 
an, dépassant largement le consensus Thomson Reuters I/B/E/S, 
qui le donnait à 1,43 dollar. 
    Les analystes avaient réduit leurs estimations de résultats 
pour les grandes banques américaines ces dernières semaines.  
    A la Bourse de New York, l'action JPMorgan gagnait 2,3% à 
64,61 dollars vers 14h25 GMT, la plus forte hausse de l'indice 
Dow Jones  .DJI , qui progressait alors de 0,78%.  
    Le détail des comptes trimestriels montre entre autres que 
l'encours moyen de prêts a progressé de 16%, avec une hausse 
marquée dans le crédit immobilier résidentiel et commercial.  
    Le rapport entre les prêts et les dépôts a progressé à 66% 
contre 61% un an plus tôt et 64% sur le trimestre précédent.  
    Lors d'une téléconférence avec des journalistes, la 
directrice financière du groupe, Marianne Lake, a déclaré que la 
croissance des prêts concernait tous les segments et qu'elle 
reflétait la bonne santé de l'économie américaine.  
    Au deuxième trimestre, le produit net bancaire total de la 
banque a progressé de 2,8% à 25,21 milliards de dollars et les 
revenus des activités de taux fixes, la division la plus 
volatile du groupe, ont bondi de 35% à 3,96 milliards. 
    En dépit de cette croissance, JPMorgan a maintenu un strict 
contrôle des coûts, réduisant les dépenses d'exploitation de 
5,9% sur un an. 
    "JPMorgan continue de faire du vrai bon travail dans un 
contexte difficile", a commenté Glenn Schorr, analyste 
d'Evercore ISI, notant que la banque avait dépassé les attentes 
non seulement en matière de croissance des prêts mais aussi dans 
le trading obligataire, la banque d'investissement et la 
maîtrise des dépenses. 
     
    VOLUMES DE TRANSACTIONS "CONVENABLES" DEPUIS LE BREXIT  
    JPMorgan est la première grande banque américaine à publier 
ses résultats du deuxième trimestre, une période marquée entre 
autres par le référendum britannique du 23 juin sur l'Union 
européenne. 
    Depuis le début du troisième trimestre, les volumes de 
transactions ont été "convenables" mais il faut s'attendre à ce 
qu'ils subissent la baisse saisonnière habituelle, a déclaré 
Marianne Lake.  
    Le scrutin remporté par les partisans de la sortie du 
Royaume-Uni de l'UE a par ailleurs remis en doute la possibilité 
d'une hausse des taux d'intérêt aux Etats-Unis à brève échéance, 
ce qui implique que les marges engrangées par les banques dans 
leurs activités de crédit vont rester faibles.  
    Si elle a bénéficié au deuxième trimestre de la hausse des 
taux par rapport à la période correspondante de l'an dernier, 
JPMorgan a ainsi vu sa marge nette d'intérêt diminuer sur la 
période.  
    Le rendement des fonds propres tangibles, une mesure clé de 
la rentabilité dans le secteur bancaire, a diminué à 13% contre 
14% au deuxième trimestre 2015. La direction du groupe vise un 
ratio de 15% mais atteindre cet objectif suppose une remontée 
des taux d'intérêt. 
    Le Brexit a par ailleurs soulevé des interrogations sur le 
temps et les ressources que les grandes banques internationales 
devront consacrer à l'adaptation de leur présence européenne au 
futur nouveau statut de Londres.  
    Peu après le référendum, JPMorgan a déclaré qu'il 
envisageait de modifier son organisation en Europe, ce qui 
pourrait le conduire à déplacer une partie de ses 16.000 
salariés basés au Royaume-Uni. Jeudi, la directrice financière a 
dit que les discussions sur d'éventuels transferts de personnel 
n'en étaient qu'à leurs "balbutiements". 
    Wells Fargo & Co  WFC.N  et Citigroup  C.N , respectivement 
troisième et quatrième banques des Etats-Unis, doivent publier 
leurs comptes vendredi.  
 
 (Sweta Singh à Bangalore et David Henry à New York; Marc 
Angrand pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat) 
 

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