JPMorgan AM reste positif sur les actions européennes mais prudent sur la conjoncture internationale

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(AOF) - "Tant que les inquiétudes relatives à la croissance mondiale ne se seront pas dissipées, l’avenir économique de l’Europe restera très dépendant de la reprise intérieure, laquelle dépend à son tour de la solidité du secteur bancaire". C'est ainsi que JPMorgan AM résume la situation dans laquelle se trouvent actuellement les marchés financiers et l'équation que les investisseurs doivent résoudre.

Le gestionnaire d'actifs réaffirme sa préférence pour les actions européennes "notamment par rapport aux actions japonaises : le rendement des dividendes est attrayant et en tant que reflet de la croissance mondiale, les actions européennes offrent un profil fondamental plus solide que d'autres actifs liés à la croissance mondiale."

Toutefois, John Bilton et Thushka Maharaj, respectivement directeur de la stratégie Multi-Asset Solutions et Stratégiste Multi-Asset Solutions chez JPMorgan AM, pointent le risque que la conjoncture internationale fait peser sur les actifs européens.

"Le ralentissement des marchés émergents et la contraction du commerce international qui en résulte pèsent manifestement beaucoup plus sur son commerce extérieur. Il en résulte en fin de compte une croissance intérieure lente mais régulière, tempérée par la crainte persistante de l'importation en Europe du malaise économique des marchés émergents qui pourrait étouffer le début de reprise. Sachant que les indices européens, et notamment le DAX allemand, sont considérés comme des indicateurs très exposés à la croissance mondiale, cette conjoncture économique amplifie les vents contraires qui soufflent sur les actions européennes", préviennent les experts de JPMorgan AM.

Pour résister à ces "vents contraires", les actifs européens peuvent donc compter, au moins pour l'instant, sur la solidité de leur marché domestique. Mais les banques sont un élément clé de la reprise économique en cours sur le continent. Or, des inquiétudes ont surgi ces dernières semaines sur la solidité des établissements bancaires européens.

Mais pour John Bilton et Thushka Maharaj (JPMorgan AM), ce maillon essentiel n'est pas en danger comme il l'a pu l'être lors des crises précédentes de 2008 ou de 2011-2012. "Les indicateurs de liquidité, comme par exemple les spreads FRA-OIS, ont récemment culminé à environ 16 points de base, un dixième à peine du niveau qu'ils avaient atteint pendant la crise financière mondiale et un sixième de celui atteint pendant la crise de la zone euro. Le moindre recours au financement de marché, ajouté aux facilités de crédit de la Banque centrale européenne (BCE) limitent aujourd'hui le risque d'une crise de liquidité. Les inquiétudes liées à la solvabilité sont également exagérées", observent-ils.

Reste que les banques européennes vont devoir régler le problème de solvabilité auquel elles sont confrontées alors que la BCE pourrait encore approfondir son assouplissement quantitatif le mois prochain. C'est là que la banque centrale, troisième élément du tryptique en Europe, entre en scène. "La BCE s'efforcera d'après nous de stimuler l'économie au moyen d'un large éventail d'instruments, car elle comprend parfaitement la nécessité de ne pas compromettre les perspectives de rentabilité d'un secteur bancaire européen encore fragile", assurent les gérants multi-actifs de JPMorgan AM.

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