JP Morgan Asset Management maintient le cap au Japon

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(NEWSManagers.com) - L'encours en actions japonaises de JP Morgan Asset Management (JPMAM) se situe actuellement aux alentours de 17 milliards de dollars, dont quelque 11 milliards pour la recherche fondamentale (RDP ou research-driven process) et environ 6 milliards pour Jardine Fleming.
Lors d'une présentation à Paris le 28 avril, Ryusuke Ohori, CIO de la branche RDP (qui a enregistré de légères souscriptions nettes depuis le début de l'année grâce aux institutionnels japonais, notamment), a indiqué à Newsmanagers que les deux principaux fonds luxembourgeois de la gamme, le JPM Japan 50 Equity Fund (26,66 milliards de yen ou 350 millions de dollars à fin février), un produit " sector neutral" , et le JPM Japan focus Fund (15,65 milliards de yen ou 191 millions de dollars), sans contrainte sectorielle, ont enregistré par solde de faibles sorties depuis le début de l'année. Les investisseurs européens sont en effet sortis après les catastrophes de mars mais après avoir fortement souscrit durant les deux premiers mois de l'année. En revanche, les investisseurs asiatiques (dont les nippons) ainsi que les américains se sont renforcés.
L'attitude de ces derniers est probablement la plus judicieuse, estime Ryusuke Ohori, parce que les facteurs positifs qui prévalaient en début d'année, avant le tremblement de terre, sont toujours présents : comme le souligne aussi Erina Jindai, vice president Japanese equities investment chez JPMAM, il y a une sous-performance qui a duré cinq ans, une reprise mondiale qui est bénéfique aux industriels exportateurs et une baisse du yen provoquée par l'amorce d'une remontée des taux ailleurs, ce qui favorise les livraisons à l'étranger.
Sans vouloir minimiser les problèmes liés à Fukushima (baisse de la production industrielle dans certains secteurs, problèmes d'approvisionnement électrique), Ryusuke Ohori estime que la situation sera revenue à la normale pour la fin de l'année, dans un contexte où, pour une fois, la Banque du Japon s'est montrée rapidement très réactive. Le CIO ne s'attend pas que les autorités japonaises durcissent la fiscalité avant trois ans, parce qu'il existe une forte épargne intérieure et un important excédent courant, qui constituent un matelas permettant d'augmenter les dépenses publiques pour accompagner la reconstruction.
Pour Ryusuke Ohori (qui gère aussi le Japan 50 Equity Fund), le Japon est actuellement un " extreme value play" , avec des multiples au plus bas (seulement 20) et un marché qui a sur-réagi à la baisse. Dans ce contexte, le gérant suit en particulier trois pistes sectorielles. D'abord, l'automobile (notamment avec Nissan) parce que les ruptures dans la chaîne d'approvisionnement ne seront que temporaires, ensuite les sidérurgiques, qui connaissent des difficultés à cause des prix et l'austérité chinoise, mais qui devraient profiter de la reconstruction japonaise, et enfin les entreprises liées au nucléaire qui sont suffisamment diversifiées, comme Toshiba, parce que les valorisations sont très attrayantes.
Au total, les gérants et les 16 analystes de l'équipe RDP sur les actions japonaises optent donc résolument pour une approche " contrarian" parce qu'ils estiment que toutes les mauvaises nouvelles ont déjà été intégrées dans les cours.

info NEWSManagers

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